Délinquance en milieu scolaire: Des solutions en débat

Une réflexion sur les problèmes de consommation des drogues, pratiques magico- religieuses, a meublé hier la session de la Commission pour la protection de l’enfance.

Réduire le nombre de débits de boisson, salles de jeux, petits commerces à proximité des établissements scolaires ; appliquer le dispositif répressif pour lutter contre l’impunité ; ne pas renvoyer systématiquement les élèves retardataires mettre en place une politique de répression en matière de lutte contre les fléaux sociaux. Telles sont, entre autres, les pistes explorées hier à Yaoundé par les membres de la Commission nationale pour la protection de l’enfance en danger moral, délinquante ou abandonnée. C’était à l’occasion de la première session de cette instance chargée de trouver des solutions aux différents fléaux sociaux auxquels les jeunes font face. D’où le questionnement du ministre des Affaires sociales (Minas), Pauline Irène Nguéné : « où se trouve donc le problème ? quelles en sont les principales causes, ramifications et conséquences ? sur quels leviers faut-il appuyer dans l’immédiat pour y faire face ? ».

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Au cours des travaux, il a été révélé que depuis le début de l’année scolaire 2020-2021, dans deux établissements publics de la ville de Yaoundé, 1244 élèves ont été traduits au conseil de discipline, on y décompte 76 grossesses précoces, 69 violences physiques, 10 déviances sexuelles et 20 célébrations d’anniversaires de baptême (bizutage). Des données alarmantes qui ont amené le MINAS à tirer la sonnette d’alarme. Il a donc été question au cours de ces travaux de procéder à une évaluation des actions de lutte contre le phénomène de l’addiction des jeunes aux stupéfiants et leur implication dans des pratiques magico-religieuses au Cameroun. Mais également d’élaborer des recommandations dans le but d’apporter des propositions concrètes sur les stratégies novatrices appropriées d’intervention.

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Selon le Minas, l’addiction des jeunes aux substances psychotropes, leur recours de plus en plus prononcé à la violence pour faire face aux problèmes existentiels et leurs croyances aux pratiques dites « magico-religieuses », font régulièrement l’actualité dans notre société. Des cas d’indiscipline, des comportements déviants et même des crimes d’un genre nouveau, se sont multipliés ces derniers temps dans les milieux des jeunes, notamment au sein des établissements scolaires du Cameroun, tant en zone urbaine qu’en zone rurale.

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« Il ne se passe plus de jours sans que des réseaux sociaux et même des médias à la crédibilité établie ne relaient des scènes foulant au pied les principes moraux pourtant nécessaires pour toute société qui se respecte », a-t-elle souligné. Et pourtant, « des mécanismes de cohésion et d’équilibre social et sociétal continuent à exister. Les familles continuent à jouer leur rôle, l’Etat n’a pas démissionné devant ses responsabilités », a-t-elle poursuivi. Les actions du gouvernement en matière de protection de l’enfant sont renforcées par l’apport inestimable des partenaires au développement et des organisations de la société civile. Le Minas entend proposer ces nouvelles stratégies élaborer afin de réduire de façon drastique ces fléaux sociaux, destructeurs de la jeunesse.

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