Promotion de l’aquaculture : le filon de Lom-Pangar

Le ministre Taïga a convié jeudi dernier à Yaoundé, le directeur général d'EDC, Théodore Nsangou à un échange sur les opportunités qu’offre le barrage.

Le prétexte de la réunion technique de concertation du 15 avril dernier entre Electricity Development Corporation (EDC) et le ministère de l’Elevage, des Pêches et des Industries animales (Minepia) est tout trouvé. La demande nationale du Cameroun en produits halieutiques est estimée à plus de 500 000 tonnes par an, alors que la production totale cumulée issue des pêches de capture était de 335 000 tonnes en 2019. Bien plus, les techniques de production utilisées sont extensives et à petite échelle. Conséquence, le Cameroun est obligé d’importer des produits halieutiques. En 2019 par exemple, le pays a importé 185 000 tonnes, selon des données officielles. Dépouillant ainsi le pays de plusieurs centaines de milliards. D’où l’urgence d’inverser cette tendance. 


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EDC et le Minepia l’ont compris. C’est pour cette raison que le Dr. Taïga a présidé jeudi dernier à Yaoundé, une réunion de concertation avec le directeur général d’EDC, Théodore Nsangou. La rencontre avait pour objectif de trouver les pistes de collaboration pour permettre à EDC de s’engager dans l’aquaculture et d’apporter sa contribution à la politique d’import-substitution. Ainsi, pour Théodore Nsangou, cette collaboration avec le Minepia tombe à point nommé. En ce sens qu’il y a, parmi les multiples retombées du barrage, « la possibilité de passer à un stade de développement industriel de la pêche sur la retenue de Lom-Pangar », a-t-il déclaré. Cette coopération est d’autant plus bienvenue qu’EDC est en train d’accélérer l’électrification de toute la région de l’Est à partir de l’usine de pied de Lom-Pangar. Le directeur général d’EDC a donc promis de collaborer avec le Minepia à l’effet de passer à une phase de production industrielle des produits halieutiques.


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Les projections de production de l’aquaculture attendues en 2025 sont de 32 000 à 50 000 tonnes et 70 000 à 100 000 tonnes en 2030. Outre Lom-Pangar, il est prévu d’étendre ce type de collaboration aux autres barrages construits à travers le pays. Dans cette perspective, un avis de pré-qualification des opérateurs nationaux et étrangers désireux d’investir dans l’aquaculture a été lancé récemment. 100 opérateurs potentiels ont postulé et leurs dossiers sont en cours d’homologation. 


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