Recrutements dans les armées : la ruée

L’ambition des jeunes Camerounais à faire carrière dans le domaine des armées et de la gendarmerie est croissante, parfois au-delà de la simple recherche d’un emploi rémunéré.

Les images de ces longues files de jeunes depuis plusieurs semaines, aux alentours de certaines structures militaires, ou alors en plein exercice de préparation dans les artères de nos villes, dans la perspective des recrutements dans les armées, la gendarmerie et l’Ecole militaire interarmées (EMIA) n’a laissé personne indifférent : le métier des armes, malgré la contrainte et l’assujettissement qu’il peut imposer, attire encore les jeunes Camerounais. Les statistiques communiquées le samedi 17 avril 2021 dans le cadre du programme « Honneur et Fidélité » sur la CRTV radio par la Division de la Communication du ministère de la Défense sont là pour le confirmer. Ils sont en effet près de 130 000 postulants pour les 12 000 places en jeu, tant pour les armées que la gendarmerie nationale pour la seule année 2021. 


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Dans un environnement fortement influencé par les réseaux sociaux, et où les opportunités foisonnent pour une jeunesse de plus en dynamique, l’on ne peut être qu’agréablement surpris par cet attrait pour un métier que l’on exerce parfois au péril de sa vie pour protéger et préserver celle des autres. « C’est un métier qui nécessite des compétences peu communes. Mais c’est aussi et surtout une vocation qui a ceci de particulier qu’elle implique l’éventualité du sacrifice suprême. Ce qu’un poète du 19e siècle avait qualifié sobrement de « servitude et grandeur militaires », indiquait le président Paul Biya, chef des armées à l’occasion du triomphe de la 37e promotion de l’Ecole militaire interarmées (EMIA), le 24 janvier 2020 à la Cour d’honneur de la Brigade du Quartier général à Yaoundé.


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Au-delà de ce que, comme toute profession, une carrière dans les armées et la gendarmerie représente pour son titulaire un gagne-pain, il faut se féliciter de ce que, même la rigueur et la rudesse de la formation, voire de l’exercice de ce métier au quotidien ne font pas reculer les jeunes Camerounais, toujours soucieux de s’engager sous les drapeaux pour la défense de la patrie. on peut donc comprendre l’engouement suscité chaque année lors du lancement des différents concours de recrutement que ce soit pour ce qui est des militaires du rang ou alors pour l’entrée dans la prestigieuse Ecole militaire interarmées (EMIA), moule des officiers de nos forces de défense. Elles qui sont appelées à protéger la Nation contre toutes attaques extérieures, mais aussi à s’opposer à toute menace visant l’unité nationale. On peut donc comprendre la sortie du ministre délégué à la présidence chargé de la Défense le 12 avril 2021. Dans une mise en garde aux familles des postulants et à l’opinion publique, Joseph Beti Assomo s’insurgeait contre les nombreuses sollicitations de passe-droit dont ses services étaient l’objet depuis le lancement des différents concours de recrutement dans les structures concernées. « Le métier des armes est un métier noble, exigeant et exaltant. C’est un métier qui demande courage, abnégation et esprit de sacrifice », comme l’a rappelé le président Paul Biya aux jeunes officiers de la 36e promotion de l’EMIA, lors de la cérémonie de triomphe le 18 janvier 2019 à Yaoundé.


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