Nom commercial : à protéger !

Le gouvernement et les acteurs institutionnels expliquent que l’enregistrement de la marque met son propriétaire à l’abri des désagréments notamment la concurrence déloyale.

La 21e édition de la Journée mondiale de la propreté intellectuelle célébrée hier, 26 avril 2021 sous le thème : « Propriété intellectuelle et PME : commercialisez vos idées » était une occasion pour le gouvernement d’inviter les responsables des Pme à enregistrer leur nom commercial auprès de l’Organisation africaine de la Propriétaire intellectuelle (OAPI). D’après le secrétaire d’Etat auprès du ministre en charge du développement technologique (Minmidt), Fuh Calistus Gentry, cette immatriculation est capitale, parce qu’elle permet aux responsables de ces entreprises de protéger leur entreprise, leur nom commercial et évite la confusion dans l’esprit des consommateurs. 
Malheureusement, les chiffres de dépôts de demande d’enregistrement des noms commerciaux au Cameroun ces dernières années sont très faibles. Selon le ministère en charge des PME, en 2019, sur plus de 14 000 entreprises recensées moins de 200 sont enregistrées. En effet, les chiffres parlent de 55 noms commerciaux enregistrés en 2019 et 166 en septembre 2020. « Pourtant l’enregistrement d’un nom commercial met son propriétaire à l’abri des désagréments, notamment la concurrence déloyale, contribue au développement économique de l’entreprise et fidélise la clientèle », explique le secrétaire d’Etat. D’où ce séminaire de sensibilisation organisé en marge de la Journée mondiale de la propriété intellectuelle à l’intention des responsables des PME. 
Jean-Baptiste Noel Wago, directeur général adjoint de l’OAPI a indiqué que pour cette édition, un accent particulier a été mis sur les noms commerciaux parce que le tissu économique des pays africains est constitué en majorité de PME. Et le plus souvent, les responsables exploitent leur établissement sans en protéger le nom. Malheureusement, il arrive que d’autres entreprises utilisent ce nom pour la même activité, semant la confusion. Il précise que même si le taux d’enregistrement est très faible au Cameroun, le pays reste pour l’heure, le deuxième où on enregistre plus de dépôts en termes de noms commerciaux, après le Sénégal. 
 

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