Pearl Harbor : devoir de mémoire

Malgré les douloureuses épreuves du passé, les Etats-Unis d’Amérique et le Japon ont su bâtir une relation digne et confiante. La visite effectuée avant-hier par le Premier ministre japonais, Shinzo Abe, à Pearl Harbor dans l’archipel d’Hawaï, s’inscrit dans cette logique.
On sait que le 7 décembre 1941, la base américaine de Pearl Harbor avait été bombardée par plus de 150 avions de chasse japonais, causant ainsi la mort de 2403 personnes. Préparée pendant plusieurs mois, dans le plus grand secret, l’attaque éclair de Pearl Harbor précipita l’entrée des Etats-Unis dans la seconde guerre mondiale. Plus grave, la réaction américaine à l’affront japonais fut effroyable. Le 6 août 1945, l’armée américaine largua une bombe atomique sur la ville japonaise d’Hiroshima. Trois jours plus tard, elle lança une seconde bombe sur la ville de Nagasaki. Ces bombardements s’étaient soldés par 210.000 morts et avaient provoqué la fin de la seconde guerre mondiale.
Pour autant, les Etats-Unis et le Japon n’ont pas jugé utile de s’ignorer. Ils ont plutôt choisi de se tendre la main pour tourner le dos aux horreurs de la guerre. C’est le sens de l’hommage rendu par Shinzo Abe aux victimes de Pearl Harbor. La visite américaine du Premier ministre japonais intervient sept mois après celle du président américain, Barack Obama, à Hiroshima et Nagasaki, en hommage aux victimes de ces deux cités. Autant le devoir de mémoire s’impose pour les Japonais décédés, autant il est inéluctable pour les Américains morts. Au-delà du devoir de mémoire, on constate utilement que les Américains et les Japonais œuvrent pour une alliance d’espoir qui magnifie l’amitié et des valeurs communes, dans l’esprit de tolérance et du pouvoir de réconciliation. Sans aucun doute, une telle alliance est le fondement de la paix et de la stabilité dans le Pacifique et en Asie, voire un instrument de progrès dans le monde entier.

 

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