Union africaine – CEEAC : concertation sur le Tchad

Le président en exercice de la Communauté sous-régionale et celui de la Commission de l’Union africaine ont plaidé samedi dernier pour une transition inclusive et apaisée.

Le président en exercice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) et celui de l’Union africaine (UA) se sont retrouvés samedi dernier à Oyo, village natal du président congolais, situé à 400 km au Nord de Brazzaville, pour échanger sur l’actuelle transition au Tchad


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Des sources diplomatiques affirment que Denis Sassou Nguesso et Moussa Faki Mahamat ont convenu de la nécessité de fédérer les efforts de part et d’autre afin de parvenir à une transition non seulement pacifique mais aussi inclusive. A la presse, Moussa Faki Mahamat affirme avoir dépêché une mission d’enquête et d’évaluation au Tchad. Elle devra produire un rapport qui permettra eu Conseil de paix et de sécurité de la commission de l’Union africaine (CUA) de prendre des décisions, en cas de nécessité. La Commission de l’UA est soucieuse de la mise en place d’un dispositif pour que le Tchad retrouve la légalité constitutionnelle. L’émissaire de l’organisation panafricaine explique que l’une des missions qui incombent aux institutions sous-régionales et du continent est d’accompagner les autorités de transition. « Il y a une transition qui se met en place et il est tout à fait naturel qu’une concertation entre la CEEAC et l’Union africaine se tienne. Donc, nous avons examiné les voies et moyens pour appuyer la transition démocratique dans le pays ».


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Depuis le décès du président tchadien, la transition qui s’est installée aussitôt suscite pour certains, réprobation. L’opposition au Conseil militaire de transition (CMT) et certains acteurs de la société civile manifestent régulièrement dans la rue. Pendant que les présidents Sassou Nguesso et Mahamat Faki se concertaient à Oyo, au Congo-Brazzaville, à Sarh et Koumra, deux villes du Sud duTchad, des habitants ont manifesté pour réclamer le retour à l’ordre constitutionnel. Au même moment, des dissidents du FACT (Front pour l’alternance et la concorde au Tchad) menaçaient d’arracher le pouvoir en intensifiant des affrontements avec les forces régulières. Le même samedi, le nouveau Premier ministre, nommé la semaine dernière par le Conseil militaire de transition, Albert Pahimi Padacké s’adressait « aux forces vives de la nation » : les membres de l’opposition, les acteurs de la société civile, les autorités religieuses, les syndicats, etc. Il les a invités à saisir la situation actuelle comme une opportunité, « à jouer le jeu de la transition » et à parvenir à une « Union sacrée ». 


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