Nécrologie : il s’appelait Simon Achidi Achu

L’ancien Premier ministre et ancien vice-président du Sénat est décédé hier des suites de maladie aux Etats-Unis d’Amérique à 87 ans.

C’est une figure importante de la scène politique qui vient de quitter la scène. Simon Achidi Achu, ancien Premier ministre, chef du gouvernement, puisqu’il s’agit de lui, est décédé hier aux Etats-Unis d’Amérique, des suites de maladie. Il tire ainsi sa révérence à 87 ans, puisqu’il est né le 5 novembre 1934 à Bamenda dans le département de la Mezam, actuelle région du Nord-Ouest. S’il commence à travailler dans la commune de Bamenda Widikum, il devient ensuite directeur-adjoint stagiaire dans l’une des plantations de la Cameroon Development Corporation (CDC) entre 1958 et 1963. Initialement inscrit à l’université de Besançon en France, il regagne le Cameroun et intègre l’Université fédérale du Cameroun. De 1965 à 1966, il est inscrit en section magistrature de l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (ENAM). Lorsqu’il quitte cette école, il est nommé traducteur-interprète à la présidence de la République où il travaille de 1966 à 1968. Inspecteur général d’Etat en 1968, il est nommé secrétaire général du ministère de la Fonction publique en avril 1971. Le 29 octobre de la même année, Simon Achidi Achu fait son entrée au gouverneur en qualité de ministre délégué à l’Inspection de l’Etat (équivalent actuel des Services du Contrôle supérieur de l’Etat).


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Le 3 juillet 1972, il est nommé à la tête du ministère de la Justice, département ministériel qu’il va diriger jusqu’au 30 juin 1975, lorsqu’il quitte le gouvernement. L’homme va retrouver son village natal, Santa, près de Bamenda où il va se livrer à des activités agro-pastorales. Il sera du reste président de la Coopérative des planteurs du Nord-Ouest. Parallèlement à ces activités, il flirte avec les milieux politiques. C’est ainsi qu’il est élu député pour le compte du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC) en 1988, en qualité de membre de la Commission des Finances et du Budget. Il est réélu lors des premières élections législatives de l’ère du multipartisme en 1992. Il n’ira pas au bout de son mandat, puisque le 9 avril 1992, il est nommé Premier ministre, chef du gouvernement par le président de la République, Paul Biya. Il prend ses fonctions dans un contexte où, son parti politique, le RDPC, n’a pas obtenu la majorité absolue aux élections législatives du 1er mars 1992 et doit donc constituer une alliance avec certaines autres formations politiques. Il va rester en poste jusqu’au 19 septembre 1996. Il se rend célèbre par sa formule : « politic na njangui » ou plus simplement : « la politique est une tontine. Tu me cotises, je te cotise ». Son départ de la tête du gouvernement ne le coupe totalement pas de la gestion des affaires publiques. Il a ainsi occupé durant de longues années les fonctions de président du Conseil d’administration de la Société nationale d’Investissement (SNI). Le 14 avril 2013, il fait partie de la première cuvée des sénateurs élus du Cameroun. Il sera ensuite désigné vice-président de cette chambre du Parlement pour un mandat de cinq ans. Il était membre du Comité central du RDPC.


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