Institut agricole d’Obala : le major sorti de terre

Cet établissement occupe la première place dans la catégorie des établissements privés laïcs de l’enseignement technique professionnel.

L’Institut agricole d’Obala, en tête des établissements privés laïcs de l’enseignement technique professionnel au palmarès de l’Office du baccalauréat du Cameroun ! « Qui l’eut cru ! » L’exclamation du promoteur, Louis Ndjie, montre à suffisance la joie qui anime les dirigeants de cet établissement depuis la publication du classement des établissements aux examens de l’Office du baccalauréat du Cameroun, il y a quelques jours. Cette place qu’occupe l’établissement ne relève pas d’un coup de chance. Les 200 élèves inscrits sont déjà habitués à un rythme instauré par les responsables. Alors que les cours débutent à 7h30, les élèves sont tenus d’être dans leurs salles de classe à 7h, pour 30 minutes de révisions. « Nous avons remarqué que certains élèves n’ont pas le temps de réviser une fois chez eux. Ils sont toujours occupés par les travaux champêtres, les tâches ménagères et les balades. C’est pourquoi nous avons instauré ce système », explique Michel Patrick Mboh, principal de l’Institut agricole d’Obala.      
Chaque lundi après-midi et tous les samedis de 7h à 12h, les élèves sont soumis à des évaluations. « En marge des évaluations, nous organisons des cours de rattrapage pour aider les enseignants qui ont du retard dans la couverture de leurs programmes. Cela permet qu’au début du deuxième trimestre tous les programmes soient bouclés. Et le reste du temps sera consacré au révisions et aux cours de mise à niveau », ajoute le responsable. Dans la même lancée, le préfet des études, Louis Robert Koa, ajoute qu’un suivi particulier est mis en place pour les élèves qui tardent à prendre le train. « Nous les réunissons et organisons avec l’accord des parents des cours de soutien en fonction de leur disponibilité. Nous les arrêtons lorsque nous constatons qu’ils sont au même niveau que les autres », fait savoir le préfet des études. « Avec tous ces moyens, lorsque nos enfants sont présentés aux examens, ils récoltent de bons résultats », conclu Louis Robert Koa. 
Créé en 2003, l’Institut agricole d’Obala forme de la classe de Seconde en Terminale. Chaque niveau a trois filières : production animale (élevage), production végétale (agriculture) et transformation des produits. Les cours sont à la fois théoriques et pratiques. Le mercredi est réservé à la pratique. À l’occasion, les apprenants vont à Bilone (village voisin) où un espace de 12 hectares est dédié à l’élevage de ruminants, de la volaille et de poisson. L’établissement dispose également d’un grand espace à Batchenga où les apprenants exercent l’agriculture mécanisée. La transformation de produits agricoles se fait dans l’atelier logé dans l’enceinte de l’établissement.  
 

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