Semaine de la littérature africaine : plaidoyer pour le livre

Cet événement a connu ses grandes lignes dans différents espaces culturels, notamment l’Institut français du Cameroun.

Symboliquement, l’événement est baptisé « Semaine de la littérature africaine ». Mais en réalité, c’est bien plus de sept jours que l’univers des lettres et des mots a dédiés à la commémoration de ce secteur culturel. 14 jours intenses d’échanges et de partage autour des livres. La littérature africaine était placée sous le feu des projecteurs  dans divers espaces culturels du pays. L’Institut français du Cameroun, à Yaoundé plus précisément, s’y est consacré du 22 avril au 5 mai 2021. 


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Ateliers, conférences, projection et salon du livre et des éditeurs, murs des citations, jeux concours, culture-thèques, ont convié tous les acteurs de la chaîne pour le plaisir des amoureux du livre. Activités gratuites au cours de laquelle les lecteurs sont allés pendant deux semaines à la rencontre des écrivains. Les auteurs en herbe ont eu la possibilité de présenter aux patrons de maisons d’éditions leurs manuscrits. Les plus jeunes se sont familiarisés avec le dessin grâce aux ateliers d’écriture et d’illustration animés par le dessinateur Christian Epanya. 


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Cette rencontre était également l’occasion pour les éditeurs de faire l’état des lieux de l’industrie du livre au Cameroun. « Nous avons certes des auteurs et des contenus, mais l’industrie de l’édition reste dans un état végétatif », déplore Jean Claude Awono, promoteur de la maison d’édition Ifrikiya. L’absence en matière des livres serait l’un des obstacles à l’éclosion de la lecture d’après Matchadje Yogolipaka. Le directeur général des Editions Lupepo déplore la préférence qu’ont les Camerounais pour d’autres distractions. « C’est quand même terrible de voir des bars et snacks bars dans tous les recoins alors que chaque commune au Cameroun devrait également avoir des espaces dédiés à la lecture », déplore Matchadje Yogolipaka. 


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Pour François Nkémé de la maison d’édition Proximité, il faut une réelle culture de la lecture. D’après lui, tout commence au sein des familles. « Le livre n’aura jamais la visibilité qu’on recherche depuis des années si des gens ne se familiarisent pas à la littérature. Les livres doivent figurer dans les cadeaux de Noël ou de fin d’année des enfants. Que les parents prennent l’habitude d’offrir des livres à leurs enfants », martèle de directeur de Proximité. 


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Cette semaine de la littérature africaine a convié de grands noms du domaine. L’Ivoirien Gauz, Grand Prix littéraire d’Afrique noire en 2019 a entretenu les lecteurs et autres férus des lettres autour de ses écrits et de son engagement. Le guitariste, auteur-compositeur et producteur camerounais Blick Bassy, dans la peau de l’écrivain qu’il est (Grand Prix littéraire d’Afrique noire en 2016 avec « Le Moabi cinéma ») était également de la partie.  


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