Malades mentaux errants : Yaoundé s’organise

En partenariat avec le ministère de la Santé publique, la Communauté urbaine a lancé mercredi une campagne pour recaser et soigner les personnes atteintes dans la ville.

Le maire de la ville de Yaoundé, Luc Atangana Messi veut éradiquer le phénomène des malades mentaux errants dans les rues de Yaoundé. Pour y parvenir, une campagne de sensibilisation communautaire pour la prise en charge des personnes atteintes de ces troubles a été lancée mercredi 5 mai dernier. Organisée en collaboration avec le ministère de la Santé publique (Minsanté), la campagne se tiendra jusqu’en décembre prochain. Concrètement il sera question d’identifier ces malades, de les recaser dans les centres hospitaliers agréés et ensuite les soigner. Le Dr Laure Mengueme, sous-directeur de la santé mentale au Minsanté a invité les familles à s’y impliquer. « L’initiative de la Communauté urbaine de Yaoundé en collaboration avec le ministère de la Santé publique est louable. Mais il est important de signaler que le traitement n’est pas que médical, il est également psychologique et social. C’est pourquoi nous supplions les familles de nous accompagner dans cette campagne. Car sans elles, cette activité ne pourrait prendre forme », a proposé la responsable.


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Selon elle, il existe trop de préjugés autour de la question de la maladie mentale au Cameroun. « Généralement, lorsqu’on voit une personne atteinte de maladie mentale errer dans la rue, c’est le problème mystique qui est mis en avant. Or elle souffre d’un trouble qui doit être considéré comme tout autre maladie. Lors d’une récente descente sur le terrain, nous avons confirmé que plusieurs souffrent de schizophrénie, qui est un trouble mental sévère et chronique appartenant à la classe des troubles psychotiques qu’on peut soigner », a détaillé le sous-directeur de la santé mentale au Minsanté. Les dernières statistiques font 170 malades mentaux errants dans les rues de Yaoundé et le phénomène pourrait s’accentuer. « Le contexte actuel étant marqué par des situations conflictuelles sur le plan familial ou professionnel, il ne faut pas s’étonner de voir les chiffres de ces malades augmenter si rien n’est fait. Il est important d’agir maintenant », a prévenu le Dr Mengueme.


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Pour que cette campagne ait plus d’impact, 100 agents communautaires ont été formés pour sensibiliser et éduquer les populations des sept arrondissements de Yaoundé sur la problématique des malades mentaux errants.    


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