Corridors routiers d’Afrique centrale : il y a du potentiel

Un rapport du bureau régional de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique validé mercredi dernier recense les opportunités existantes.

Alors que la Zone de libre-échange continentale africaine se met progressivement en place, il serait important pour l’Afrique centrale de définir les secteurs dont elle pourrait tirer le plus profit. C’est à cet exercice que s’est livré le bureau régional de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA), en produisant un rapport sur les opportunités économiques de cette partie du continent. Particulièrement consacré au corridor routier, ce document a été validé mercredi dernier au cours d’un atelier sous régional en visioconférence.  Antonio Pedro, directeur du bureau régional de la CEA présidait les échanges. 


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Dans ce rapport, les experts de la CEA après avoir analysé les ressources naturelles de la région et les dynamiques socio-économiques et démographiques des populations, relèvent que le corridor de transport servira de vecteur de transformation économique de la sous-région. Ils ont mis en évidence les zones à potentiel économique susceptibles d'accueillir des investissements dans divers secteurs prioritaires. Il s’agit de l’agri-business, des énergies renouvelables et des mines


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Pour ce qui est de l’agri-business, le rapport indique que le corridor routier d'Afrique centrale est essentiel pour soutenir la transformation des secteurs de l'agriculture et de l'élevage en reliant les agriculteurs aux intrants agricoles susceptibles d'améliorer la productivité et de leur permettre de répondre à la demande des consommateurs en produits agricoles. Le maïs et le riz sont des produits prioritaires susceptibles de bénéficier d'une augmentation du commerce régional, notamment dans la région de l'Extrême-Nord du Cameroun. 


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Concernant les énergies renouvelables,  le potentiel d'énergie éolienne et solaire constaté dans la zone frontalière entre la région de l'Extrême-Nord du Cameroun et le Tchad est parmi les plus élevés du continent et on estime que son exploitation peut améliorer les progrès de la région, entre autres bénéfices. Quant à l’exploitation minière, on note que l'Afrique centrale dispose d'abondants gisements de métaux précieux, mais sa capacité à traiter ces métaux reste limitée. Il serait donc indiqué de développer une chaîne de valeur régionale intégrée. Tous ces secteurs ont été recensés sur le vaste corridor routier de l’Afrique centrale, notamment les axes Yaoundé-Libreville, Yaoundé-Brazzaville, Yaoundé-Lagos.


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Pour Alamine Ousmane Mey, ministre camerounais de l’Economie de la Planification et de l’Aménagement du territoire, ce rapport va aider à transformer ces corridors en véritable vecteur de croissance économique, de façon à renforcer la diversification des économies, la résilience économique et accroître l’activité industrielle. D’ailleurs, Marcel Ondele, vice-président de la Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale, a indiqué que l'analyse de la CEA aidera la Banque à réviser le plan directeur de transport consensuel en Afrique centrale, pour relier les capitales de la sous-région entre elles et ainsi stimuler les échanges.


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