Ecole supérieure internationale de guerre : leçons contre les irrédentismes

Un colloque de trois jours s’est ouvert avant-hier dans cette institution, au moment où ces menaces sécuritaires prennent de l’ampleur sur le continent africain.

Trois jours pour parler du Diable. Non pas pour le dessiner sur les murs, mais plutôt pour s’équiper de connaissances nécessaires pour en venir à bout. Le siège de cette ambition est l’Ecole supérieure internationale de guerre (ESIG), chapelle du savoir qui vient de tenir pendant deux jours, les travaux de son traditionnel colloque annuel. Une grand-messe intellectuelle articulée autour de la problématique : « La résurgence des mouvements irrédentistes et séparatistes en Afrique : quels défis pour les perspectives d’émergence des Etats ? ». Il s’agit d’« une thématique actuelle, prégnante et dont la pertinence n’est plus à démontrer », selon le secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Défense chargé de la Gendarmerie nationale. Représentant le ministre délégué à la présidence chargé de la Défense, Joseph Beti Assomo, Galax Etoga a présidé la cérémonie d’ouverture du colloque mercredi dernier. Ceci, en présence du général de corps d’armées, chef d’état-major des armées, René Claude Meka. 


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Le travail intellectuel commencé hier est animé par des universitaires travaillant régulièrement sur les questions de défense et de sécurité. Parmi eux, le Pr Alain Didier Olinga, président du Conseil scientifique du colloque, et le Pr Saibou Issa qui a dit la leçon inaugurale. Pour ce dernier, « il est important de débattre des irrédentismes et du séparatisme parce que ce sont des phénomènes dont la résurgence met à mal les politiques de stabilité, d’intégration et de développement de nos Etats. Alors que les difficultés économiques et les programmes de développement devraient occuper davantage nos Etats, nous sommes plus occupés par les questions de stabilité. Lesquelles sont onéreuses puisque les ressources qui devaient être produites dans les zones affectées sont des ressources qui ne rentrent pas dans les caisses de l’Etat ». Plusieurs pays africains se trouvent dans cette situation. Dans ce contingent, le Cameroun, qui expérimente, depuis plus de quatre ans, le combat contre les poussées séparatistes dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. 


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Les modules examinés durant les trois jours de formation portent sur la variété des formes insurrectionnelles et de séparatisme qu’il y a à travers le continent africain, l’histoire de ces différentes formes, la réaction des Etats en proie à ces menaces sécuritaires, ainsi que les incidences, aux plan militaire, économique et politique. Une soixante de stagiaires de l’ESIG bénéficient des enseignements qui seront dispensés jusqu’au 7 mai, a expliqué le commandant de cette école, le colonel Tiokap Pierre Loti. 


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