Dédicace : cette Afrique mystique

J.P. Abah a présenté son roman « La fille de Chibok et le royaume maudit », le 1 er mai dernier à Douala.

Un conte initiatique et philosophique. C’est ainsi que « La fille de Chibok et le royaume maudit » a été dépeint par son auteur, Joseph Pierre Abah. « C’est un roman qui tient de l’actualité, mais va également prendre ses racines dans l’histoire depuis l’antiquité de l’Afrique où un royaume est parti d’Egypte, a migré pour arriver au Cameroun poursuivi par la malédiction », a poursuivi l’auteur, colonel médecin. Il résumait ainsi son œuvre dédicacée le samedi 1er mai dernier à Douala. Normal donc que ce fils de la forêt équatoriale se soit entouré du Dr Bingono Bingono, crypto-communicologue, et d’Oscar Zue Ella, diseur de Mvett, pour conduire cette cérémonie.


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Cérémonie qui a justement débuté sous un air de Mvett, plongeant les invités dans l’univers du roman. De haut gradés, dont le général de brigade aérienne Benoît Eba Eba, commandant la Rmia II, l’artiste Ekambi Brillant et de nombreux invités sont venus assister à cette dédicace. Et se sont délectés des clés de lecture présentées par le Dr Bingono Bingono. En parcourant les avenues de la crypto-communication tracées à travers les près de 400 pages du roman, le lecteur aura à découvrir, non sans quelques frissons, différentes thématiques, confirmant son caractère initiatique. L’ouvrage plonge ainsi le lecteur dans le monde du totémisme, des réalités visibles et invisibles. Le roman évoque également la transcommunication, sorte de bipolarité se traduisant par des voyages dans le bas astral. La prosopopée, qui est l’art de faire parler les morts, ainsi que le cannibalisme mystique, sont également à découvrir dans les lignes de ce roman. « L’histoire sur l’Afrique et de l’Afrique sera d’autant plus conforme à la vérité et à la réalité africaine qu’elle sera réécrite par les Africains eux-mêmes. C’est pour cela que nous encourageons de nos quatre mains l’initiative de tous les écrivains africains qui prennent sur eux de redire l’histoire africaine en tant qu’ils sont Africains», soutient le Dr Bingono Bingono.


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Revenant sur l’ouvrage, il soulignera que celui-ci ne montre pas obligatoirement une Afrique peinte en rose. « Il y a des travers de cette civilisation en mutation, mais écrite, restituée ici avec une saveur exacte parce qu’il s’agit d’un auteur africain », conclut- il. « La fille de Chibok et le royaume maudit » établit aussi un lien avec l’actualité dans sa troisième partie en faisant référence indirectement aux filles de Chibok enlevées par Boko Haram au Nigeria .


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