Jouons utile

Le Cameroun, sauf changement de dernière minute, devrait disputer un ou deux matchs amicaux lors de la prochaine période FIFA. Question de mettre à profit ce mois de juin initialement prévu pour le début du deuxième tour des éliminatoires de la coupe du monde Qatar 2022 dans la zone Afrique. Mais Covid-19 oblige, le rendez-vous a été plutôt pris pour septembre prochain. Le Cameroun est donc en pleines négociations pour trouver des sparring-partners. Une initiative louable quand on connaît les échéances qui attendent les Lions indomptables au cours des six prochains mois. La qualification pour le dernier tour éliminatoire pour le Qatar est un objectif important dans la mesure où le Cameroun reste sur une non-participation à la coupe du monde 2018 en Russie. Un échec qui avait eu du mal à passer et que personne ne souhaite certainement revivre. En ligne de mire, il y a bien sûr également la Coupe d’Afrique des nations 2021 dès janvier prochain. Les Lions indomptables, éliminés en 1/8e de finale en 2019, accueillent l’Afrique du football chez eux et il n’est certainement pas question de se faire damer le pion à la maison. Ou de jouer un remake de la CAN 1972 et cette élimina- tion en demi-finale qui avait secoué le pays entier. L’atteinte de ces deux objectifs passe ir- rémédiablement par une préparation optimale. Préparation qui commence dès aujourd’hui car le temps court. Non, il n’est pas trop tôt pour y penser. Il s’agit de profiter de la moindre occasion pour bâtir une équipe compétitive, capable de rivaliser avec l’Algérie, le Sénégal ou l’Egypte. Le sélectionneur national, Antonio Conceiçao, et son staff continuent d’observer les potentielles recrues de la sélection, selon leurs dires. Même s’il est clair qu’un noyau se dégage déjà au fil des choix du Portugais depuis son arrivée à la tête de l’équipe. Il faut dire que les deux dernières sorties de l’équipe, lors des éliminatoires de la CAN 2021 contre le Cap Vert (défaite 3-1) et le Rwanda (nul 0-0) n’ont pas forcément rassuré. Il est vrai que le contexte marqué par l’ab- sence d’une dizaine de cadres n’a pas aidé, mais les failles observées sont de nature à créer des interrogations. Que ce soit au niveau du jeu proposé, du potentiel du banc de touche ou encore de l’état d’esprit, du fameux fighting-spirit qui semble en berne depuis le dernier sacre au Gabon en 2017. Mais n’allons pas plus vite que la musique. Le sélectionneur na- tional est certainement conscient de ce qui l’attend. On aura beau contester ses choix, il reste bien le seul maître à bord et le seul comptable des résultats. A lui donc de tirer le meilleur profit des oppor- tunités qui s’ouvrent à lui .


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