Bandes de fréquences radioélectriques: on s’attaque aux risques de brouillage

Le Comité interministériel d’attribution réuni hier à Yaoundé a fait le bilan des activités du secteur.

La dixième session ordinaire du Comité interministériel d’attribution des bandes de fréquences radioélectriques (Ciabaf) s’est tenue à Yaoundé. Ces travaux qui étaient présidés par Pierre Kaptue, Inspecteur général chargé des questions techniques et  représentant du ministre des Postes et Télécommunications (Minpostel), avaient pour objectif principal la mise en place du projet de budget 2017 du Ciabaf. L’autre objet de ces assises de deux jours est de faire le bilan des activités menées depuis les dernières sessions du Comité. Parmi elles, la descente sur le site du mont Mbankolo effectuée par le ministre des Postes et Télécommunications, « laquelle a permis de toucher du doigt le problème relatif à l’occupation anarchique dudit site, à l’origine de certains brouillages préjudiciables aux réseaux de communication électronique enregistrés dans la ville de Yaoundé », explique Pierre Kaptue. Le Ciabaf a pour principale mission d’assurer de manière optimale, tout en minimisant les risques de brouillages, l’attribution des bandes de fréquences aux différents services de radiocommunication.  
Autre action réalisée, la constitution du premier fichier des fréquences radioélectriques du Cameroun, qui a mis à disposition des ressources déterminantes pour la compétitivité de l’économie nationale. Encore que, des secteurs entiers, notamment les communications électroniques mobiles, l’audiovisuel hertzien, les satellites, les transports, la sécurité publique, la défense nationale  reposent sur l’accès à cette ressource.
On retient, par ailleurs, que les fréquences constituent un des piliers de l’économie numérique. En effet, en plus de nombreuses initiatives gouvernementales en cours, le plan stratégique Cameroun numérique 2020 prévoit la mise en œuvre d’un certain nombre de projets qui dépendent directement ou indirectement d’un accès au spectre, en vue notamment de faire passer le pourcentage de la population ayant accès au large bande mobile à 65%  en 2020. Et donc, il s’agira pour le Comité, selon Pierre Kaptue, de veiller à la mise à disposition des ressources en fréquences nécessaires pour la mise en œuvre de ces projets. «L’instrument utilisé pour s’acquitter de cette mission est le tableau national d’attribution des bandes de fréquences qui s’appuie sur le règlement des radiocommunications », conclut-il.

 

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