Investissements durables en Afrique: De nouveaux financements en vue

La Banque africaine de développement et la Banque européenne pour la reconstruction et le développement ont signé, le 17 mai à Paris, un protocole d’accord destiné à encourager le secteur privé dans ce domaine.

Le lundi 17 mai 2021 à Paris, la Banque africaine de développement (BAD) et la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) ont signé un protocole d’accord destiné à encourager le développement durable du secteur privé en Afrique. Selon un communiqué de presse conjoint, « ce protocole d’accord permettra de dynamiser la mobilisation de nouvelles sources de financement afin de contribuer à la réduction du déficit de financement annuel estimé à 2 500 milliards de dollars américains pour le développement en Afrique. »


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De l’avis des deux banques, ce déficit nécessite que les institutions de financement du développement travaillent en partenariat. C’est pourquoi dans le cadre de ce partenariat, « la BAD et la BERD mettront en commun leurs savoir-faire et leurs expériences respectives, en orientant leurs actions en particulier sur la lutte contre le changement climatique, les infrastructures vertes et résilientes et le développement des marchés de capitaux », peut-on lire dans le communiqué. Elles se consacreront également à l’amélioration de l’environnement des affaires, au renforcement de l’économie réelle et à la mobilisation des investissements privés. Pour Akinwumi A. Adesina, président de la BAD et Odile Renaud-Basso, présidente de la BERD, ce nouvel accord de partenariat entre les deux institutions permettra non seulement d’intensifier les relations entre les deux parties, mais aussi d’accomplir plus, notamment en soutien à la croissance du secteur privé en Afrique.


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L’on apprend que ces investissements à mobiliser tiendront compte de la situation économique actuelle, marquée par la pandémie de Covid-19 qui menace les progrès accomplis sur les Objectifs de développement durable et aggrave la vulnérabilité de nombreux pays sur le continent face à l’endettement. « L’impact de la pandémie de Covid-19 sur les ressources des gouvernements est considérable et nous devons mobiliser davantage de ressources privées pour aider les pays d’Afrique à reconstruire des économies plus solides », a déclaré Akinwumi A. Adesina. Une vision que partage Odile Renaud-Basso, présidente de la BERD, qui soutient que « la pandémie de Covid-19 a rendu encore plus urgente la nécessité d’une action collective, meilleure et toujours plus étroite. »


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Le Groupe de la BAD est la première institution de financement du développement en Afrique. Il est présent sur le terrain dans 41 pays africains et dispose d’un bureau externe au Japon. Le Groupe contribue au développement économique et au progrès social de ses 54 États membres en Afrique. La BERD est une banque multilatérale chargée de promouvoir le développement du secteur privé et de l’initiative entrepreneuriale dans 38 économies sur trois continents. La Banque appartient à 69 pays, ainsi qu’à l’Union européenne et à la Banque européenne d’investissement. Les investissements de la BERD ont pour objectif de rendre les économies des pays bénéficiaires compétitives, inclusives, correctement gérées, vertes, résilientes et intégrées.


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