Développement de l’agriculture familiale : foire aux innovations paysannes à Yaoundé

Culture urbaine dans des ustensiles recyclés, culture des champignons dans les bâtiments sont entre autres techniques présentées depuis hier au cours d’une exposition.

Max Ndong Njoke, pisciculteur a su trouver des techniques pour élever du poisson d’eau douce de manière locale. Une innovation qui lui a permis de faire moins de dépenses et d’éviter des contraintes liées à son activité. Ces techniques sont entre autres la réduction du coût des alevins et la production des aliments. En fait, au lieu d’importer les alevins, on peut en trouver dans les fleuves en procédant au système de captage par étangs de dérivation en créant un autre courant d’eau avec près d’une dizaine d’espèces qu’il sécurise. Pour ce qui est des aliments, il suffit de faire une composition avec déchets de poissons, crevettes, fruits et autres aliments. La seule difficulté, c’est de les faire flotter afin que les poissons les mangent mieux. L’autre innovation présentée hier émanait de la culture du champignon. Pierre Rodrigue Dina Bala, agriculteur explique que pour éviter de faire de l’agriculture sur brûlis et même d’aller à la chasse des terres fertiles, la culture du champignon peut bien se faire dans des bâtiments. « Le fait de cultiver dans les bâtiments permet d’augmenter le stock de biocarbone qui protège la biodiversité », explique le producteur. Josiane Ouadja, autre producteur a opté pour l’agriculture urbaine. L’innovation ici est qu’elle cultive des produits bio, notamment du persil, de la tomate, des oignons verts dans des pépinières contenues dans des boites ou autres ustensiles recyclés.    
La première édition de la foire de l’innovation paysanne au Cameroun (Fipac) qui se tient depuis hier à Yaoundé, sur le thème: « Innovation paysannes pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle, dans un contexte de changements climatiques », est une opportunité pour la dizaine de producteurs présents d’exposer leur savoir-faire. D’après Jean Bosco Etoa, coordonnateur de Promoting local innovation Cameroon (Prolinnova), le but de cette foire  est de faire la promotion du savoir-faire des producteurs locaux avec pour objectif de trouver des solutions aux problèmes qui se posent dans ce secteur. Mais il faut dire que les exposants ont réussi à trouver des solutions liées à leur outil de production. Il est donc question, au niveau local, de faire profiter ces résultats à tous les autres producteurs, avec l’aide des pouvoirs publics notamment les ministères sectoriels. Il s’agit aussi de développer ces techniques. 
 

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