Exécution du budget d’investissement public : performance appréciable en 2020

Au cours de la session du comité chargé du suivi tenue hier à Yaoundé, on a noté une amélioration par rapport à l’année dernière..

Le comité national de suivi de l’exécution physico-financière de l’investissement public était réuni hier au ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat) pour évaluer l’exécution du budget d’investissement public (Bip) au titre de l’exercice 2020. C’était sous la présidence de Rosette Moutymbo Ayayi. Au cours de cette rencontre qui a réuni les acteurs des administrations publiques, les autorités administratives, etc., il était question de recueillir les observations relatives à la qualité et à la réalisation effective des projets exécutés au terme de l’exercice 2020, s’assurer de l’effectivité des réalisations physiques et faire justifier, le cas échéant, les écarts entre les prévisions et les réalisations, entre autres. 
Ce Bip exécuté dans un contexte de consolidation budgétaire après la loi de finances rectificative du 3 juin 2020 avait été réduit de 242 milliards de F pour s’établir désormais à 1254,3 milliards de F. Ainsi donc le taux d’exécution physique des projets au 31 décembre 2020 est de 92,36%, mieux que les plus de 80% à la même période en 2019. Pour les services centraux, au 31 décembre le taux d’exécution physique est de 89,63% contre 95,94% au 31 décembre 2019. Pour la gestion déconcentrée, elle est de 88,80% contre 70,92% au 31 décembre 2019.
D’après le directeur général de l’économie, de la planification et des investissements publics au Minepat, la situation de l’exécution du Bip dans les services déconcentrés fait état de ce que les régions de l’Adamaoua et du Nord enregistrent les meilleures performances avec des taux d’exécution physique respectifs de 96,51% et 96,21% pendant que les régions du Nord-ouest et de l’Est enregistrent les taux les moins élevés. En plus de la crise sanitaire liée à la pandémie du Covid-19, plusieurs difficultés justifient la régression observée dans l’exécution du Bip au terme de l’exercice 2020. 
Ces difficultés sont inhérentes aux procédures liées à la commande publique et à l’exécution physico-financière des projets du Bip », a expliqué Isaac Tamba. Ces obstacles sont entre autres des retards observés dans les procédures de contractualisation des projets, en raison du non-respect des plans de passation des marchés, la maturation insuffisante de certains projets inscrits dans le Bip, des retards dans l’exécution physique de certains projets à financement conjoint en raison de la mobilisation tardive des fonds de contrepartie. Il y a aussi l’abandon des chantiers par certains prestataires pour paiement tardif des décomptes, la faible appropriation des nouvelles procédures d’exécution des fonds de contrepartie et des subventions d’investissement public, la tenue irrégulière des cadres de concertation autour des autorités administratives. Malgré tout cela, Rosette Moutymbo Ayayi a félicité les différents acteurs sur cette performance tout de même appréciable, au vu du contexte socio-économique difficile en 2020. 
 

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