Prise en charge des ex-combattants : la CBLT met en place son dispositif

Les pays membres de la Commission du bassin du Lac Tchad (CBLT) font face depuis quelques années aux attaques de la secte terroriste Boko Haram. Celle-ci a pu enrôler des jeunes issus des différents Etats membres dont certains souhaitent parfois quitter ce mouvement terroriste. Il revient dès lors aux Etats de mettre en œuvre les mécanismes adaptés pour permettre un retour à une vie normale de ces personnes. Le Cameroun le fait depuis novembre 2018 avec la création, par le président de la République du Comité national de désarmement, de démobilisation et de réintégration (CNDDR). Les pays membres de la CBLT souhaitent, chacun à son niveau se doter de cette organisation. Une première rencontre a été organisée dans ce sens à N’Djamena en novembre 2020 afin de permettre aux pays concernés de ressortir les caractéristiques respectives de leurs programmes DDR. Le Cameroun accueille dès ce jour, 31 mai 2021, le second atelier du genre. Le ministre des Relations extérieures, Lejeune Mbella Mbella explique les contours de la rencontre qui va se tenir pendant deux jours.

Votre département ministériel abrite dès ce jour, 31 mai 2021, l’Atelier régional sur le désengagement, la démobilisation, la réintégration et la réconciliation, regroupant les pays de la sous-région du Bassin du Lac Tchad. Quel intérêt le Cameroun a-t-il d’abriter un tel Atelier ? 
Le deuxième Atelier régional de réflexion sur le désengagement, la démobilisation, la réintégration et la réconciliation (en abrégé DDRR) dans la Région du Bassin du Lac Tchad, sous le thème « Harmonisation régionale en matière de réintégration et de réconciliation communautaire » est d’une importance capitale. Les pays de la zone du bassin du lac Tchad font face depuis quelques années à une menace sécuritaire de la part de la secte terroriste de Boko Haram qui affecte leur stabilité, le bien-être des populations et compromet les efforts de développement. Le sommet extraordinaire des chefs d’Etat et de Gouvernement des pays membres de la CBLT tenu à Abuja au Nigéria le 25 mai tout comme la rencontre sur le DDR Cameroun qui a eu lieu le 26 mai à l’hôtel Hilton de Yaoundé indiquent combien cette question est préoccupante à l’échelle nationale et sous-régionale. En abritant cet Atelier, le ministère des Relations extérieures saisit l’opportunité de cette rencontre pour rappeler à ses partenaires internationaux l’option du dialogue que défend notre pays dans la résolution des conflits. C’est le sens de la création par le président de la République, Son Excellence Paul Biya, le 30 novembre 2018 par décret, du Comité national de désarmement, de démobilisation et de réintégration (CNDDR) des ex-combattants de Boko Haram et des groupes armés des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Il s’agit d’un modèle singulier d’offre de paix fait de pardon à l’égard des insurgés désireux de déposer volontairement les armes pour se resocialiser en reprenant des activités civiles normales.  Il s’agit d’autre part d’affirmer l’engagement de notre pays sur la nécessité de renforcer la coopération entre les acteurs régionaux et internationaux et de parvenir à des solutions conjointes et concertées quand il s’agit de promouvoir la paix et le développement. 
Quelles attentes placez-vous en cette rencontre ? 
Fondamentalement les pays riverains du Bassin du Lac Tchad devront se concerter en vue d’harmoniser, en termes d’approche et à l’échelle communautaire, les différents Comités nationaux DDR. ...

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