Impact du Covid-19 sur le monde culturel : les lignes doivent bouger

C’est la conclusion prise par l’Honorable Aissa Hamadi Douvaouissa au terme de deux jours d’imprégnation des députés dans le sous-secteur Arts et Culture le 4 juin dernier à Yaoundé.

Au terme de ses deux jours d’imprégnation dans le sous-secteur Arts et Culture au Musée national à Yaoundé avec la Commission des Affaires culturelles, sociales et familiales de l’Assemblée nationale du Cameroun, le constat est sans appel. « Aujourd’hui encore, nous devons mettre de l’accent sur les plaidoyers pour que les données changent, parce que chaque structure doit être organisée afin que nous puissions apporter un appui conséquent. Pour ce faire, nous allons nous atteler pour faire bouger les lignes », a martelé l’Honorable Aissa Hamadi Douvaouissa, présidente de ladite Commission. C’était au terme de la visite des stands de 24 pôles artistiques et culturels le 4 juin dernier. Aux côtés des députés, membres de cete Commission, le ministre des Arts et de la Culture, Bidoung Mkpatt. Visite qui marquait ainsi la fin du séjour de cette commission dans ce département ministériel après des échanges approfondis avec le Minac et ses plus proches collaborateurs. Pour l’Honorable Aissa Hamadi Douvaouissa, le séjour a été riche et fructueux. « Notre commission a touché du doigt tout ce qui concerne les arts et la culture. Pendant deux jours, nous avons été édifiés sur ce que ce ministère fait pour la promotion de ses acteurs. Chacun a présenté ce que le ministère fait pour que l’art et la culture prennent leur envol », a-t-elle indiqué. 
L’événement de deux jours avait en effet pour thème : « Suivi de la contribution des Arts et de la Culture dans le développement économique et social du Cameroun : la résilience du sous-secteur avant, pendant et après la pandémie Covid-19. » Le sous-secteur Arts et Culture ayant été touché de plein fouet par cette crise sanitaire mondiale, les députés ont pu effectivement s’apercevoir des multiples difficultés auxquelles les hommes et femmes de culture sont confrontés. En dépit de ce sinistre, certains ont su se réinventer, mais n’empêche qu’un soutien de la part du gouvernement apporterait du baume au cœur de ces artistes. « Nous voulons que le pôle Art divinatoire et savoir immatériel devienne officiel à partir du moment où on pourra ouvrir sous l’égide de l’Etat, des officines. Cela deviendra un pôle de développement dans la mesure où cette activité produira de l’argent. C’est un pôle qui crée de l’emploi et remplit les caisses de l’Etat à travers les taxes que nous aurons à payer », a indiqué Bingono Bingono, coordonnateur du pôle Art divinatoire et savoir immatériel. Toujours dans la même veine, Mbouloure Mouliom, coordonnateur adjoint du pôle Art et artisanat a émis le vœu d’être soutenu par la tutelle. « Nous rencontrons des difficultés dans les aéroports quand nous voulons voyager parce qu’on interdit la sortie de certains objets hors du pays. Cette initiative nous permettra davantage de donner le meilleur de nous. Car nous avons beaucoup à créer et à sculpter, mais les moyens nous manquent », a-t-il souligné. Au final, des journées d’échanges fructueuses pour tous.
 

Reactions

Comments

    List is empty.

Lead a Comment

Same category