Travail temporaire et main d’œuvre étrangère : afin que nul n’en ignore…

Un atelier national de vulgarisation de la réglementation s'est tenu le 9 mai à Douala en présence du ministre de l'Emploi et de la Formation professionnelle, Issa Tchiroma Bakary.

Le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Issa Tchiroma Bakary, a ouvert ce 9 mai à Douala l’atelier national de vulgarisation des textes régissant le travail temporaire et la main d’œuvre étrangère au Cameroun. Il était, pour la circonstance, accompagné du Sg du Minefop, Forchap Esandem Prudence Nkong, du Dg du Fonds national de l'Emploi (FNE), Camille Mouté à Bidias, du président du Conseil régional du Littoral, Polycarpe Banlog et des autorités administratives de la ville.
« Nous avons deux problèmes à régler et deux cadres institutionnels à mettre en place et à faire valider par nos partenaires des secteurs public et privé. Un cadre grâce auquel les entreprises qui ont la responsabilité de placer des travailleurs temporaires, occasionnels ou saisonniers, sauront désormais comment travailler. Ma responsabilité c’est aussi de protéger la main d’œuvre nationale, de privilégier les Camerounais et pour cette raison, le gouvernement a mis en place un cadre qui organise et régit le séjour de tout étranger qui vient au Cameroun et s’y installe pour travailler », a déclaré le Minefop.
Selon le ministre, ce cadre existe et les uns et les autres doivent « savoir exactement quelles sont leurs responsabilités ». Tout aussi important sinon davantage, dans le cadre de la feuille de route du Minefop, va-t-il ajouter, il faut procéder à l'information et à la vulgarisation de la formation professionnelle. « Le Cameroun émergent doit être bâti par les Camerounais et cette émergence repose fondamentalement sur la formation professionnelle. Les experts établissent le ratio de 70% pour la formation professionnelle et 30% pour celle d'ordre général. Je me devais donc de profiter de cette occasion pour dire que désormais, ma responsabilité c’est de vulgariser et valoriser la formation professionnelle qui doit cesser d'être celle vers laquelle on se tourne que quand ça n'a pas marché dans l’enseignement général. Désormais, c'est le contraire qui doit être fait », a martelé le ministre Tchiroma.
Le Minefop s’exprimait ainsi à l’issue de l’atelier national de vulgarisation des textes régissant le travail temporaire et la main d’œuvre étrangère au Cameroun. Priorité désormais au respect des dispositions nouvelles pour la couverture des risques liés aux entreprises de travail temporaire. Ainsi qu’à leur bon fonctionnement, à la recherche de solutions d'emplois en faveur des nationaux, à la mise en place d'une politique nationale d'emploi décent et à l'élaboration des axes stratégiques et des textes adaptés aux enjeux de l'heure pour y arriver.
Les uns et les autres se doivent donc de s'approprier ces nouvelles exigences qui, à l’horizon 2023, doivent aboutir à la création de trois millions d'emplois. L’État, avec le concours des gouvernements de la Corée du Sud, de l'Autriche et des bailleurs de fonds, a déjà engagé la construction et l'équipement de nombreux centres de formation professionnelle à Yaoundé, Douala, Limbe et Nkongsamba notamment. Les travaux en atelier et les différents exposés sont venus enrichir la réflexion et proposer des voies pour une meilleure application des textes.

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