Climat: le monde s’engage

La COP 21 et la COP 22 ont permis d’enregistrer des avancées notables pour la sauvegarde de l’environnement.

Entre la tenue de la 21e Conférence des Parties (COP21) à la Convention-cadre des nations unies sur les Changements climatiques (CCNUCC) tenue à Paris en 2015 et la COP22 à Marrakech en novembre dernier, l’Accord de Paris sur les changements climatiques est entré en vigueur. Le seuil des ratifications, 55 Etats représentant 55 % des émissions de gaz à effet de serre, a été atteint en moins d’un an. L’Accord a pour principal objectif, de limiter le réchauffement mondial à un niveau bien inférieur à 2°C et aussi proche que possible de 1,5°C pour éviter les points de basculement dangereux du système climatique. Pour la communauté internationale, son entrée en vigueur fulgurante est un fait exceptionnel pour un texte de cette envergure. Il reflète « une forte volonté politique commune d’opérer le plus rapidement possible la transition vers des économies et des sociétés résilientes et bas carbone, ce qui est le seul moyen d’éviter les pires impacts du changement climatique» peut-on lire dans un communiqué de la CCNUCC. En conséquence, la COP22 de Marrakech a accueilli la 1ère session de la Conférence des Parties à l'Accord de Paris (CMA1). Au Maroc, quelques avancées ont été notées. 35 résultats ont été négociés, un Agenda global de l’action pour le climat et de nombreuses initiatives lancées par des membres de la société civile, etc. Parmi les résultats, au plan financier, entre autres, une feuille de route pour la finance climat de 100 milliards de dollars d'ici 2020 ; Un financement de 50 millions de dollars afin de renforcer les capacités institutionnelles et techniques des pays en développement pour répondre aux exigences de transparence renforcées énoncées dans l'Accord de Paris. De même, plusieurs pays ont annoncé leurs contributions au Fonds d’adaptation, portant le niveau des fonds disponibles à plus de 80 milliards de dollars. Enfin, la décision du Fonds vert pour le climat d'allouer 3 millions de dollars aux pays les moins avancés pour élaborer des plans d'adaptation à l’échelle nationale. Cependant, plus que jamais, le temps presse. Les concentrations de gaz à effet de serre dans l'atmosphère et les températures moyennes mondiales continuent d’augmenter. De même, les pays qui subissent le plus les effets des changements climatiques attendent toujours davantage de précisions sur la répartition des 100 milliards de dollars par an qui ont été promis au pays en développement à partir de 2020.

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