Procès en béatification : un Camerounais sur la route des Saints

Le dossier de Jean-Thierry Ebogo défendu depuis le 15 juin par le diocèse de Milan et la congrégation des Carmes Déchaux, à la laquelle appartenait le religieux décédé en 2005.

Le nom de Jean-Thierry de l’Enfant-Jésus et de la Passion, ce Camerounais dont le nom de famille est Jean-Thierry Ebogo, n’est pas encore inscrit dans le catalogue des saints. Le dossier de canonisation de ce religieux, initié par l’ordre des Carmes Déchaux, sa congrégation, et soutenu par le diocèse de Milan en Italie a été ouvert au Vatican en début de mois. C’est que le procès diocésain du jeune Camerounais, l’une des premières étapes pour la canonisation, a été bouclé à Milan. 


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A Milan, le procès a été ouvert en juillet 2013, huit ans après le décès de frère Jean- Thierry de l’Enfant-Jésus et de la Passion.  Au Saint-Siège, une source jointe au téléphone fait savoir que seule la Congrégation pour la cause des saints promulgue les décrets concernant la béatification d’une personne. Ceci après des enquêtes approfondies sur le candidat. « Après les études, le pape reconnaît alors que la personne est vénérable », dévoile un prélat, membre de la CCS. On apprend ainsi que la béatification ou la canonisation, est l'objet d'une annonce solennelle de Rome, de la congrégation et de l'église particulière concernées, bien avant les réseaux sociaux. « C'est un grand moment de joie et de reconnaissance », confirme notre source. A la délégation provinciale des Carmes Déchaux au Cameroun, c’est l’attente. « Nous attendons dans la prière et avec le cœur plein d’espérance, la bonne nouvelle ».


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Le dossier de Jean-Thierry de l’Enfant-Jésus et de la Passion vient de traverser une étape importante dans ce difficile chemin à parcourir pour devenir un saint. Pour l’archidiocèse de Yaoundé, « la canonisation est un grand moment de joie et de reconnaissance très attendu par toute la communauté catholique », explique l’abbé Apollinaire Bertrand Ndzoumou Mendo, directeur de la communication de l’institution. Un prélat à Milan, proche dudit dossier, rassure que le Saint-Siège a confirmé la validité du procès diocésain. Pour le moment, le religieux camerounais est encore serviteur de Dieu. On attend la reconnaissance de l'héroïcité de sa vie pour qu’il soit reconnu vénérable. Un statut qui va attester que Jean-Thierry Ebogo a vécu de façon exemplaire, au plus près des valeurs de l’Évangile. Pour que son nom soit inscrit dans le catalogue des saints, il doit avoir mené une vie chrétienne exemplaire et être à l’origine d’au moins deux miracles.


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