Campagne : vrai remède contre fausses nouvelles

Des journalistes et autres cyber-communicateurs édifiés sur la vérification des faits les 18 et 19 juin derniers à Douala.

La Bourse pour la vérification des faits en Afrique (Africa Fact Checking Fellowship), antenne du Cameroun, a organisé, ces 18 et 19 juin à Douala, une formation destinée à des journalistes, bloggeurs et autres communicateurs du digital. L’opération, décomposée en courtes sessions étalées sur trois mois, vise à lutter contre le fléau de la propagation des fausses nouvelles, désormais communément dénommées « fake news ».


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« Durant cette formation j’ai beaucoup appris en matière de fact-checking et de lutte contre les discours haineux sur les réseaux sociaux. Surtout en ce qui concerne les outils permettant de détecter les fake news, qu’il s’agisse de photos, de vidéos ou même de certains écrits », explique le journaliste Jean Bessani, participant venu de Ngaoundéré. Un sentiment de satisfaction partagé par Valorien Noumbissi, journaliste également, qui s’estime « très enrichi en termes d’enseignements et d’acquis » après les deux jours de formation.


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C’est en tout une dizaine de professionnels et autres acteurs du numérique qui ont ainsi été outillés, s’agissant des techniques standard de vérification des faits. Objectifs poursuivis par les organisateurs : familiariser les participants aux techniques primaires et secondaires de vérification des faits ; les familiariser à l’usage des outils numériques et des données pour être à la pointe de la vérification des faits ; constituer une masse critique de vérificateurs de faits dans le pays, et en Afrique centrale en général.


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Il faut préciser que le besoin d’un tel assainissement, dans l’univers local, s’est fait plus aigu après quelques constats rappelés à l’occasion de la formation susmentionnée. On ainsi relevé la création de groupes en ligne sur Facebook et sur Whatsapp orientés vers la création de fausses nouvelles et la diffusion de discours dangereux, la prolifération de faux profils, etc. Des observateurs relèvent tout de même avec satisfaction que des plateformes camerounaises existent déjà, qui proposent du fact-checking (Stopintox.cm, Stopblablacam, Data Cameroon, etc.).


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