Relance économique post Covid-19 : l'Afrique explore des pistes

Elles sont examinées depuis hier au cours des assemblées annuelles du groupe de la Banque africaine de développement, organisées pour la deuxième fois en mode virtuel.

Depuis hier, 23 juin 2021, le groupe de la Banque africaine de développement est réuni dans le cadre de ses assemblées annuelles. 56e session pour la Banque et 47e pour le Fonds africain de développement. Il s’agit, au cours de cette rencontre statutaire ouverte par Nana Addo Akufo, président de la République du Ghana, de « renforcer la résilience des économies en Afrique après le Covid-19.» 
Pendant les trois jours de travaux, il sera question de discuter non seulement de la vie de la Banque, mais aussi des perspectives économiques et de développement de l’Afrique, après les affres de la pandémie au nouveau coronavirus qui secoue la planète. Et de l’avis du président ghanéen, tout le monde doit travailler avec « beaucoup d’audace pour relever les défis qui se présentent à l’Afrique. »
Un appel pour lequel Akinwumi A. Adesina, président du groupe de la BAD est déjà engagé. « Peu importe la pente de la montagne, ensemble nous atteindrons le sommet. De là, nous verrons clairement l'Afrique que nous voulons : un continent juste et équitable où le progrès est partagé par tous. Notre détermination est plus forte que le défi que nous lance la pandémie. Nous sommes résilients. Un avenir meilleur pour l'Afrique se profile. Et nous sommes prêts », a-t-il martelé hier. 
Et il a des raisons d’être aussi optimiste car, ces assemblées se tiennent aux lendemains de la réception de plusieurs lauriers. En effet, il y a peu, la BAD a été nommée meilleure institution financière multilatérale 2021 au monde par Global Finance, le prestigieux magazine américain. De même, le Fonds africain de développement a été classé par le Centre pour le développement global, deuxième meilleur au monde, parmi 49 institutions multilatérales et bilatérales fournissant des financements concessionnels, pour la qualité de son aide au développement. Des distinctions qui appellent la BAD à faire encore plus, en commençant par garantir le bien-être au plus grand nombre. On sait que du fait de la pandémie, 30 millions d’Africains ont basculé dans l’extrême pauvreté et si rien n’est fait, 39 autres millions pourraient les rejoindre. C’est pourquoi M. Adesina plaide pour que l’Afrique n’ait plus à quémander de vaccin. Il est même passé de la parole à l’acte, en engageant 3 milliards de dollars (1647 milliards de F), au profit de l’Union africaine pour développer l'industrie pharmaceutique en Afrique. Une bouffée d’oxygène au moment où le continent travaille à la mise en place d’une agence pour le médicament, dont le Cameroun a déjà ratifié le traité de création. 
D’autres actions en faveur de la production énergétique, du développement de l’agriculture, de la protection de l’environnement, de l’autonomisation des femmes et des jeunes, ont été énumérées et saluées, avec comme perspectives à moyen terme, dépasser les 4% de croissance prévus pour le continent en cette année 2021. 
 

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