Cancer de la prostate : les plus de 35 ans exposés

Observation faite par les médecins dans le cadre d’une campagne de dépistage gratuit entamée depuis hier à l’Hôpital central de Yaoundé.

« J’ai peur de mourir aussi jeune ». François Kamoun partage son inquiétude ce lundi, 28 juin. Assis à l’entrée du service urologie de l’Hôpital central de Yaoundé depuis 6 h du matin, ce dernier attend avec impatience de se faire consulter. Pour cause, le quadragénaire a du mal à uriner depuis deux semaines. De jour comme de nuit, François Kamoun éprouve une sensation de non vidange de sa vessie. Ses angoisses augmentent avec l’arrivée d’un autre malade, disposant d’une sonde. Jean Kana, la soixantaine, est accompagné de son épouse. Celle-ci l’aide à effectuer chaque mouvement. L’état de santé de Jean Kana ne rassure pas son voisin de banc. François Kamoun espère éviter le pire grâce à la campagne de dépistage du cancer de la prostate qu’organise l’Hôpital central de Yaoundé depuis hier. « 70% des hommes reçus en consultation présentent les symptômes du cancer de la prostate. Parmi les victimes, des patients âgés de 35 et 40 ans », confie Dr Achille Mbassi, urologue. 
La campagne de dépistage organisée du 28 au 1er juillet dans ce centre hospitalier a pour mission de prévenir, au maximum, la survenue du cancer de la prostate. La juvénilisation des cas inquiète le personnel de santé. A ce titre, le Pr. Fouda, chef du service urologie et son équipe souhaitent amener les adultes à se faire consulter au moins une fois par an. « C’est alarmant de voir autant de jeunes présenter des troubles urinaires de bas appareil au quotidien. Le cancer de la prostate devrait être un problème de santé publique », déclare Dr Mbassi. Une gêne de la vessie susceptible d’aboutir à des maladies inflammatoires infectieuses de la prostate, à une tumeur bénigne, voire un cancer. Dès lors, le malade est soumis au toucher rectal, à une échographie de la vessie, des reins et de la prostate ou encore à une débimétrie pour évaluer la force du jet urinaire. Dans la plupart des cas, les complications démarrent par une rétention aigüe d’urine avant d’attaquer les os, le foie et les poumons. Ces urgences peuvent conduire la victime à un trouble de l’érection, à l’infertilité ou la mort. S’il est difficile de déterminer avec exactitude les causes du cancer de la prostate, les scientifiques parlent de facteurs génétiques et géographiques. La campagne de dépistage gratuit du cancer de la prostate se poursuit ce 29 juin avec une journée scientifique sur la question, suivie d’une table ronde mercredi.
 

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