Vaccination anti-covid-19 : ces familles qui ont dit oui

Pour se protéger et prémunir leurs proches contre la pandémie, plusieurs parents optent pour ce système de prévention.

La famille Ambara a fait le choix de se vacciner, du père au benjamin. C’est que cette famille de quatre enfants et deux parents a essuyé de nombreuses pertes en êtres chers des suites du Covid-19. Les géniteurs, Justin et Marie-Thérèse, ne sont plus très jeunes, et à 67 ans sonnés, ils veulent minimiser les risques de contracter le virus, ou du moins d’en faire une forme grave. « Nous avons suivi toutes les rumeurs qui courent autour du vaccin, mais aussi tous les arguments favorables présentés par l’Ordre des médecins et le gouvernement. Nous avons décidé de nous faire vacciner », affirme Justin Ambara. 
Le couple réside dans son domicile à Yaoundé avec leurs deux dernières filles. S’ils ont opté pour le vaccin Sinopharm, les enfants pour la plupart ont axé leur choix sur AstraZeneca. « Nous voyageons beaucoup et préférons Astrazeneca pour des formalités de demande de visa. La majorité des pays occidentaux l’ont sur la liste des vaccins autorisés », rappelle Mariette Ambara, une des filles. Il y a un mois, les parents Ambara ont pris leur deuxième dose de Sinopharm, trois semaines après la première au Centre spécialisé de prise en charge des malades du Covid-19, à l’ancien Orca, où se trouve un site de vaccination mis en place par les équipes du Programme élargi de vaccination (PEV) et du ministère de la Santé publique. Pour les enfants, il faudra attendre deux à trois mois la deuxième dose d’AstraZeneca.
Comme les Ambara, les Essombe se sont tous fait vacciner. « Chaque jour, nous entendons une nouvelle anecdote sur le vaccin. Mais nous pensons que tous les vaccins peuvent secouer un peu après leur prise. Ce n’est que normal. Vaut mieux quelques effets indésirables mais temporaires, qu’un respirateur », argumente Madeleine Essombe, la dame de maison. « Si toutes les familles faisaient de même, une grande partie de la population serait vaccinée, et nous aurions de moins en moins peur de ce virus », ajoute son mari. D’après les chiffres communiqués par le ministre de la Santé publique, Manaouda Malachie, à la date du 23 juin 2021, plus de 100.099 personnes ont reçu leur première dose au Cameroun. Une campagne nationale d’intensification de la vaccination est projetée du 7 au 11 juillet prochain, pour renforcer la lutte contre cette pandémie qui a déjà fait de 1324 décès au Cameroun.
 

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