SNH Vélo Club : en tête de peloton

Depuis près de deux décennies, la formation cycliste camerounaise s’est taillée une bonne réputation à l’échelle nationale et internationale.

Fini le temps de l’euphorie au sein de SNH Vélo club. Après la deuxième victoire de Clovis Kamzong au Tour du Cameroun il y a plus de trois semaines et quelques jours de repos, les entraînements ont bel et bien repris. Vendredi dernier, c’est à un jet de pierres du complexe sportif en construction d’Olembe que CT a retrouvé l’équipe cycliste. Pour l’entraînement du jour, Martinien Tega, le directeur sportif, a revêtu casque, gants, cycliste et enfourché son vélo. Une séance au cours de laquelle l’ancien coureur a expliqué et démontré certaines positions et manquements observés durant le récent Tour international du Cameroun. En deux heures, le peloton SNH Vélo Club a sillonné la ville de Soa et ses environs pour une récupération active. Une séance moins endurante que celle de la veille qui a vu le groupe se déporter à Batchenga, dans le département de la Lékié. 
Au sein de la SNH Vélo Club, le travail s’effectue selon un plan de travail bien défini. Les entraînements se déroulent de lundi à vendredi à partir de 8h. A l’approche d’une compétition, l’encadrement technique met les coureurs en condition de course. Les séances de travail débutent aux heures de départ des courses. Pour cela, des stages sont planifiés loin des familles sur des sites sécurisés permettant de consolider la cohésion du groupe et d’affiner la stratégie. Actuellement, SNH Velo Club compte un groupe de dix coureurs. « Nous avons rajeuni l’effectif à 50% », nous renseigne Martinien Tega. Les jeunes talentueux comme Idriss Kono et Rodrigue Kuere Nounawe font partie des cinq coureurs actuellement à l’essai. Des nouveaux qui cohabitent harmonieusement avec les plus anciens que sont le capitaine « El Pistolero » Clovis Kamzong Abessolo, ses fidèles lieutenants Arthuce Tella, Yaou Gadji et Ismaël Voukeng Kemtsop. Des anciens qui préparent déjà la transmission du fanion à la relève à travers des conseils et des éclairages sur les stratégies, afin de perpétuer la culture de la gagne au sein du club.    
L’entraînement terminé, Michel Oyie, le président de la SNH Vélo Club, a remobilisé les troupes quant à l’objectif de conquête du prochain Grand Prix international Chantal Biya en octobre prochain. L’équipe doit conserver son leadership sur la scène nationale et son rôle de porte-étendard du cyclisme camerounais à l’international. Une position que la formation a obtenu grâce à un soutien sans relâche du sommet des instances dirigeantes de la Société nationale des hydrocarbures. Une hiérarchie qui fournit un encadrement de qualité et renouvelle chaque année le parc à vélos (professionnels) du club. Sur le plan de la motivation, « ils ont ce qu’il faut pour se sentir à l’aise », indique Michel Oyie. Les coureurs disposent d’un contrat de travail, avec des revenus mensuels accompagnés de primes pour carburer au sein des pelotons.      
 

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