Présidentielle au Niger : Mahamane Ousmane conteste toujours

Le candidat malheureux au second tour du scrutin du 21 février vient de déposer un recours à la Cour de justice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest.

Plus de quatre mois après le second tour de la présidentielle qui a consacré la victoire de Mohamed Bazoum (55,66%), Mahamane Ousmane n’entend pas lâcher prise. Le candidat malheureux et leader du parti Renouveau démocratique et républicain (RDR) Tchanji ayant récolté 44,34% des suffrages, selon les résultats définitifs publiés par la Cour constitutionnelle, vient de saisir la Cour de justice de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) pour contester ceux-ci. Toujours pas satisfait des différents verdicts rendus par les institutions de son pays, l’ancien président nigérien formule un ensemble de griefs qui auraient été préjudiciables à son élection et dont il espère recevables auprès de cette juridiction sous-régionale. 
Par le truchement de Me Abdourahamane Lirwana, son avocat, il reproche aux différentes institutions engagées dans le processus électoral de n’avoir pas joué convenablement leur rôle. « Nous reprochons un certain nombre de violations de droits de l’Homme et de discriminations. La Commission électorale nationale indépendante chargée d’organiser les élections, et la Cour constitutionnelle, l’institution de l’Etat chargée du contrôle de la régularité et de la transparence des élections, n’ont pas joué leurs rôles, n’ont pas contrôlé le matériel électoral et les membres des bureaux de vote. La Cour constitutionnelle n’a pas accédé au recours du candidat Mahamane Ousmane, qui a fait l’objet d’un déni de justice. Voilà l’ensemble des reproches que nous avons constitués contre l’Etat du Niger.  Et nous attendons une condamnation », a-t-il indiqué. Mahamane Ousmane et son conseil attendent une condamnation de l’Etat nigérien par la Cour de justice de la CEDEAO. Surtout que cette requête intervient quelques jours seulement après que cette juridiction a condamné l’Etat du Niger à verser 50 millions de F à un activiste dont la détention avait été jugée illégale.
 

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