Algérie : Aïmene Benabderrahmane, Premier ministre

Il a été nommé avant-hier avec pour mission le redressement économique et l’apaisement du climat social.

C’est un haut commis de l’Etat ayant fait sa carrière dans les secteurs de l’économie qui a été nommé Premier ministre, mercredi dernier, par le président Abdelmadjid Tebboune. A 54 ans bien sonnés, Aïmene Benabderrahmane a passé presque sa carrière dans la finance : d’abord dans l’administration fiscale, puis dans la banque centrale. C’est du poste de ministre des Finances de son pays qu’il a été porté à la tête du gouvernement et désormais, il est chargé de former l’équipe. Son prédécesseur, Abdelaziz Djerad, a été enfoncé par la crise sanitaire qui a plombé les activités en Algérie. A la faveur des législatives du 12 juin dernier, une redistribution des cartes est impérative. « Vous êtes qualifié pour la tâche à venir car ce qui nous attend est lié aux affaires économiques et sociales, et donc financières », a argumenté le président algérien qui lui a souhaité « de réussir comme vous avez réussi au poste de ministre des Finances ».  
La tâche la plus immédiate pour Aïmene Benabderrahmane est d’engager des consultations avec les partis politiques et la société civile pour former le gouvernement. Un délai d’une semaine lui a été accordé pour présenter son équipe qui devra s’atteler à mettre en œuvre le programme de renaissance du président de la République qui passe par la résolution de la grave crise socio-économique à laquelle est confrontée l’Algérie. 
Le Premier ministre devra composer avec le Front de libération nationale (FLN), ex-parti unique et un groupe d’indépendants qui se sont ralliés au président Tebboune. Déjà, le Mouvement de la société de la paix (MSP) se déclare non partant. Il a annoncé mercredi dernier par la voix de son représentant Adberrazak Makri, ne pas vouloir faire partie du prochain gouvernement. Le MSP a remporté 6% des suffrages aux législatives et s’est classé 3e parti à l’Assemblée nationale. Adberrazak Makri a expliqué aux médias que ce qui a été proposé à son parti ne lui « permettra pas d’avoir un impact sur les décisions politiques et économiques comme nous l’avions promis à nos élus ». Il a ajouté : « Nous n'avons même pas eu l'occasion de discuter des départements qui pourraient nous être attribués, nous n'avons aucune perspective, aucune, même pour avoir une discussion, un dialogue ou un échange. »
Le diplômé de l’Ecole nationale d’administration d’Alger à la tête du gouvernement, devra continuer les négociations avec les autres : le mouvement Hirak par exemple, opposant farouche au régime en place.
 

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