« Je veux apporter mon expertise aux jeunes »

Dr Gisèle Béatrice Sonfack, prix Schlumberger Faculty for the Future 2021.

A quoi renvoie le prix Schlumberger Faculty for the Future ? 
C’est une distinction délivrée par la fondation Schlumberger aux femmes qui font de la recherche dans le domaine des Stem (Sciences Technology Engineering and Mathematics). Ce programme a été créé en 2004 dans le but d’accélérer l’égalité des genres. Depuis son lancement, près de 800 femmes issues de 82 pays ont reçu ce prix. Cette distinction attribue des bourses aux jeunes femmes résidant dans les pays en développement et les pays émergents, afin de les aider à poursuivre des recherches post-doctorales en science, technologie, ingénierie et mathématiques dans des grandes universités du monde. Elle célèbre également les efforts des lauréats à promouvoir l’implication de plus de femmes dans les sciences, leur parcours académique exemplaire et leur travail de proximité dans la communauté. 
Vous êtes à présent promotrice de l’association Women in Engineering & Technology. Pourquoi défendre autant la cause féminine ?
Je créé cette association après ma participation au programme TechWomen du département d’Etat américain, qui est également une initiative visant à promouvoir les femmes dans le domaine des Stem. Consciente du fait que toutes les Camerounaises ne peuvent pas avoir la chance d’aller aux Etats Unis ou à la Silicon Valley pour étudier, j’ai pensé qu’il était judicieux de créer une initiative locale dédiée à la formation des plus jeunes. Même ceux qui m’ont formée aux Etats-Unis apportent leurs expertises à ces jeunes femmes-là. Il est question pour moi de permettre à mes jeunes sœurs de rêver et de croire en elles où qu’elles se trouvent. Et je les invite d’ailleurs à s’engager dans des recherches en science, technologie, ingénierie et mathématiques. Ce sont des domaines à fort impact économique. 
Avez-vous des projets spécifiques ?
En partenariat avec le Centre de formation professionnelle d’excellence de Douala, nous travaillons sur des projets d’électrification en zone rurale. Des opportunités qui vont permettre de recruter et former les jeunes femmes camerounaise, issues des milieux défavorisés, dans le domaine des énergies renouvelables. Ensuite, les accompagner dans la création de leurs start-up pour pouvoir travailler en collaboration avec les collectivités territoriales décentralisées. Nous sommes actuellement dans la recherche des partenaires pour la mise en œuvre de ce projet. Schlumberger Fundation par exemple a déjà accepté de nous accompagner dans le renforcement du plateau technique du CFPE de Douala.
 

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