Plaidoyer pour la paix au Cameroun : les femmes se lèvent

Une conférence de presse a été donnée jeudi à Yaoundé pour annoncer l’organisation d’une convention nationale à la fin de ce mois de juillet.

Face à la crise dans les régions de l’Est, de l’Extrême-Nord, du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, les femmes s’interdisent le silence. Désormais, elles veulent être au devant de la scène. Pour cela, une Convention nationale des femmes pour la paix au Cameroun est annoncée du 29 au 31 juillet prochain à Yaoundé pour rassembler plus de 1000 femmes à cet effet. Les grandes lignes de cet événement inédit ont été présentées jeudi dernier lors d’une conférence de presse organisée au siège de la Fondation Friedrich Ebert à Yaoundé.
Concrètement, plus de 1000 femmes devraient se retrouver à Yaoundé. Elles viendront d’organisations non gouvernementales, de réseaux d’associations et autres plateformes de la société civile, du Nord au Sud et de l’Est à l’Ouest du Cameroun. « Nous construirons une alliance plus forte, plus audible et plus nombreuse que ceux qui profitent de la guerre. Rien ne nous fera taire, ni ne nous ralentira », a clamé Marthe Wandou, de l’Action locale pour un développement participatif et autogéré (Adelpa) et une des porte-voix des femmes. Pendant trois jours, la Convention va réunir des femmes militantes de la paix, des déplacées internes, des victimes de violences liées à la guerre, ainsi que des soldats, entrepreneurs, travailleuses domestiques et autres politiques ou membres de la société civile.
A l’initiative de cet événement, une cinquantaine de femmes. Elles se sont penchées sur le sujet pendant six mois lors d’ateliers au siège de la Fondation Friedrich Ebert. « Il s’agit d’une alliance de femmes comme levier pour lever le blocus créé dans certaines régions du pays », a relevé Nina Netzer, représentante résidente de la Fondation Friedrich Ebert. Les discussions vont porter sur le processus de paix en zone de conflit, l’accompagnement psycho-social et la guérison des traumatismes, ainsi que la construction de la résilience et le changement climatique, entre autres. Les échanges se veulent abordables pour tous. « Cette plateforme va permettre aux femmes d’identifier leurs forces et de les unir », assure Yvonne Muma Bih, de la Cameroon Women’s Peace Movement, membre du comité exécutif du projet.
 

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