Différend frontalier : le Cameroun et le Nigeria magnifiés

La dédicace de l’ouvrage commis par le professeur Kourra Félicité Owona Mfegue sur le règlement de l’Affaire Bakassi a eu lieu le 2 juillet dernier à l’IRIC.

Une énième salve d’applaudissements retentit dans l’amphithéâtre 250 de l’Institut des Relations internationales du Cameroun (IRIC), pour célébrer le professeur Kourra Félicité Owona Mfegue. Ce 2 juillet sur la « colline du savoir » d’Obili, à Yaoundé, l’universitaire vient de terminer la présentation de son ouvrage intitulé « Le différend frontalier Cameroun-Nigeria : Apport de la décision de la Cour internationale de justice à l’exécution de ses décisions ». Des acteurs et témoins de premier plan de l’affaire Bakassi ont effectué le déplacement pour la cérémonie de dédicace de cet ouvrage paru chez Harmattan Cameroun. Il s’agit, entre autres, du professeur Joseph Owona et du général Pierre Semengue.
Dans l’ouvrage de 527 pages et deux parties, l’auteure met en exergue la « négociation provoquée », un mécanisme utilisé dans le cadre de l’Affaire Bakassi pour s’assurer de l’application consensuelle d’un arrêt rendu par la Cour internationale de justice. Kourra Félicité Owona Mfegue ajoute qu’il s’agit de « montrer que cette affaire relative à la frontière terrestre, maritime et même lacustre entre ces deux pays a contribué, de manière prééminente, au développement du droit international. Elle a mis en valeur des mécanismes d’exécution des décisions de l’organe judiciaire des Nations Unies qui n’avaient jamais été usités auparavant, avec une commission mixte Cameroun-Nigeria et un accord post-juridictionnel hautement négocié par les présidents Paul Biya et Olusegun Obasanjo ». En ceci, ajoute-t-elle, il s’agit du règlement pacifique d’un différend, au départ, très complexe et qui, finalement, devient un modèle non seulement pour l’Afrique, mais aussi pour le monde.
Ce travail inspiré de la thèse de doctorat de l’universitaire a été fortement salué par ses collègues. Ainsi, pour le professeur Jean Claude Tcheuwa, auteur de la note de lecture, « des documents rares et précieux versés en annexes, accessibles jusqu’ici à quelques privilégiés, ainsi que l’abondante littérature sur ou autour de l’Affaire Bakassi, font de ce bel ouvrage un document précieux ». Un travail qui permet, une fois encore, de féliciter le président Paul Biya pour sa bonne gestion de cet épisode, selon le directeur de l’IRIC, Daniel Urbain Ndongo. 
 

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