Recherche sur bananiers et plantains en Afrique : comment relancer le centre africain

Une concertation s’est tenue hier au Minresi afin exhorter les pays membres à s’acquitter de leurs arriérés de payement pour faire revivre la structure.

Le Centre africain de Recherche sur bananiers et plantains (Carbap) a tenu une réunion de concertations hier, sous la présidence du ministre de la Recherche scientifique et de l’Innovation (Minresi), Madeleine Tchuinte, par ailleurs, présidente du Conseil d’administration. La rencontre qui a connu la participation du directeur par intérim de la structure, Woin Noé, les représentants des Etats signataires et des responsables des organismes partenaires, était articulée autour de neuf principaux points dont entre autres, la présentation de la situation actuelle du Carbap et des propositions en vue de sortir le centre de de la zone de turbulence, laquelle situation est caractérisée par des arriérés de salaires et le non payement des fournisseurs, la non cotisation à la Cnps. Ce qui a récemment généré des mouvements d’humeur. 
Dans son mot introductif, Madeleine Tchuinte a relevé que le but de la rencontre était de donner de nouvelles orientations pour le fonctionnement du Carbap. « Cela permettra à chaque pays membre de mieux assumer ses responsabilités et permettre à la structure de continuer à contribuer au renforcement de la production de bananiers et plantains dans la sous-région », a-t-elle expliqué.
Depuis sa création, le Carbap a pu obtenir des résultats tels que la mise au point de meilleures collections de bananiers-plantains dans le monde, incitant l’Union européenne à financer plusieurs projets. Cependant, cette institution a dû mettre un terme à tous les projets par elle financés, à cause de la mauvaise gestion du management d’alors, privant ainsi le Centre d’une bonne partie de ses ressources financières. Il faut préciser que le Cameroun est resté le seul pourvoyeur des ressources financières et infrastructurelles. Pourtant, le Centre est la résultante d’une convention de coopération scientifique en matière de recherche sur bananiers et plantains entre le Cameroun et la Commission économique de l’Afrique centrale signée en 1983. Laquelle a abouti le 1er février dernier, à la signature d’un accord intergouvernemental entre cinq pays de la sous-région (Cameroun, République centrafricaine, Gabon, République démocratique du Congo et Guinée équatoriale). Le non-respect des engagements de ces pays membres a installé des arriérés vis à vis de la structure, mettant à mal le climat social en son sein. Le Cameroun a ainsi dû débourser 800 millions de F en 2020 pour apurer le lourd passif. Cependant, la situation du Carbap demeure préoccupante. Au terme des travaux menés à huis clos, il a été annoncé la tenue d’un conseil d’administration le 21 juillet prochain.
 

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