Projets BAD dans les Travaux publics : en quête d’efficacité

Le sujet était à l’ordre du jour du dialogue de haut niveau tenu mardi dernier à Yaoundé, entre Emmanuel Nganou Djoumessi et une équipe de la Banque.


L’indemnisation des populations touchées par les projets routiers, la maturation des projets, les procédures de passation des marchés publics sont entre autres, sujets au cœur du dialogue de haut niveau le 6 juillet dernier à Yaoundé. Emmanuel Nganou Djoumessi, ministre des Travaux publics (Mintp) et Serge N’guessan, directeur général de la Banque africaine de développement (BAD) pour la région Afrique centrale et responsable pays de cette institution, en ont également profité pour échanger sur l’aménagement de la Nationale no 11, plus connue sous l’appellation Ringroad qui relie les villes de Bamenda, Wum, Nkambe, Kumbo, Jakiri, Ndop. La construction de la route Bogo-Pouss et l’aménagement de la section Ntui-Mankim étaient aussi au menu. Le but de cet exercice était de trouver un consensus sur les contraintes qui entravent souvent l’évolution des projets financés par la BAD au Cameroun. A ce sujet, Serge N’guessan a, au terme des travaux, déclaré que les discussions techniques et franches ont permis de trouver un consensus sur la façon de débloquer les différentes entraves rencontrées. « Le ministre des Travaux publics a coutume de dire que dans le secteur qui est le sien, le Cameroun doit courir. Nous avons pu convenir de la façon de courir ensemble », a-t-il affirmé. 
Relativement à la maturation des projets donc, contrainte qui a toujours freiné l’exécution des projets induisant de fait des coûts élevés, Emmanuel Nganou Djoumessi a fait savoir au directeur général de la BAD pour l’Afrique centrale qu’il existe, dans son département ministériel, un dispositif qui permet d’étudier des projets pour éviter qu’ils ne soient rejetés. Une initiative saluée par la BAD, qui n’a néanmoins pas manqué de souhaiter qu’il y ait plus de diligence dans le traitement de ces dossiers à l’avenir. Le directeur pays de la BAD a également insisté sur la nécessité de bien élaborer les dossiers avant de les soumettre au Conseil d’administration, dans le but d’avoir une meilleure cohérence entre le financement sollicité et les besoins réels, a-t-on appris de sources crédibles au Mintp. 
S’agissant du paiement des indemnisations, Serge N’guessan dit avoir compris que le financement des indemnisations était une contrainte majeure. Il a à cet effet informé le Mintp de ce qu’au sein des institutions de la BAD, une réflexion est engagée pour permettre de prendre en charge une partie de ces indemnisations. Il a par ailleurs indiqué qu’une fois que les ressources sont disponibles pour un projet, il faut que le processus qui amène au payement des indemnisations soit aussi accéléré. Ce qui suppose la réduction des délais liée à cette activité, afin qu’elle ne soit plus un obstacle à la réalisation des projets.
La BAD dispose d’un portefeuille d’environ 1420 milliards de F au Cameroun. Sur ce montant, la part réservée aux routes représente pas moins de 43%. 
 

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