Centrafrique : divergences autour du dialogue républicain

Pouvoir et opposition se déchirent sur la composition du Comité censé organiser cette grand-messe annoncée dans les prochaines semaines.

Annoncé en mars dernier par le président Faustin Archange Touadéra, le dialogue républicain prend progressivement corps. Même si jusqu’ici aucune date n’a encore été arrêtée, un Comité de 24 membres chargé de conduire les travaux et présidé par le chef de l’Etat a d’ores et déjà été constitué. Il s’agit de sept membres désignés par le pouvoir, d’un représentant du Conseil national de médiation, de deux personnalités issues des partis politiques de la majorité et de l’opposition. L’organisation des femmes, la jeunesse, la plateforme religieuse, les organisations des droits de l’Homme, les minorités, la Centrale syndicale, le patronat centrafricain, la CEEAC, l’Union africaine, l’Union européenne et la Minusca envoient chacun un représentant. Mission a été confiée au Comité de définir le calendrier et le programme du dialogue, de recueillir les propositions d’activités des commissions, de produire le rapport général des travaux, et de veiller au déroulement des travaux de cette grand-messe.
Cependant, la façon dont les choses se passent n’agrée pas l’opposition et la société civile centrafricaines. Ces dernières ne cessent de dénoncer le nombre de sièges accordé au pouvoir qui semble exorbitant par rapport aux autres entités. D’où la réunion tenue vendredi dernier au palais présidentiel de Bangui entre représentants du pouvoir et de l’opposition. « Nous voulons une répartition équitable. S’il y a cinq places pour les pouvoirs publics, il faut qu’il y en ait cinq pour l’opposition démocratique, la société civile et ainsi de suite », explique Crépin Mboli Goumba, président du parti Patrie. Pour le pouvoir, l’on se remet au président Faustin Archange Touadéra pour apporter d’éventuels réajustements sur la composition dudit Comité. « Il faut que l’on soumette le problème au chef de l’État et je pense qu’un arbitrage sera fait pour pouvoir voir dans quelle mesure satisfaire ces revendications », souligne Albert Mokpème, porte-parole de la présidence.  
 

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