Services bancaires : ce que les clients ne doivent pas payer

Un arrêté signé par le ministre des Finances en janvier 2011 précise 15 opérations dont les usagers doivent bénéficier sans frais.

En juin 2020, la Commission d’arbitrage du service bancaire minimum garanti, instance du Comité national économique et financier dirigée par le ministre des Finances, a publié une résolution portant sur la publication des conditions de banque. Elle exigeait notamment de tous les établissements bancaires l’affichage, en leur sein, de certaines informations relatives au service bancaire minimum garanti. Cette résolution venait s’ajouter à un arrêté publié le 13 janvier 2011 et qui précisait les 15 services devant être rendus aux usagers des établissements de crédit, sans frais. 
On note parmi ceux-ci, la délivrance du relevé d’identité bancaire, la consultation du compte sur place, la délivrance de l’attestation de non redevance, le retrait des billets dans les guichets automatiques de la banque du porteur de la carte. Figurent également dans cette liste, les services tels que le virement d’espèces dans les services d’une même banque, la délivrance du relevé de compte mensuel, des chéquiers, le paiement par carte auprès d’un commerce au Cameroun, entre autres. De l’avis des experts, cette résolution faisait suite à la réticence des établissements bancaires à communiquer sur les conditions de banque, mais surtout leur insistance à faire payer aux clients des services qui sont pourtant censés être gratuits. De ce point de vue, cette arrêté tombait à point nommé, en ce sens qu’il venait calmer les multiples plaintes formulées par les clients.
Or, une année avant, en 2019, c’est avec enthousiasme et soulagement que les clients avaient accueilli les résultats d’une étude menée par la Banque des Etats de l’Afrique centrale (Beac), laquelle dressait l’état des lieux de la publication des conditions de banque. Ladite étude saluait les efforts fournis par les banques dans ce sens. Toutefois, la Banque centrale n’avait pas manqué de relever un certain nombre d’insuffisances qu’il fallait corriger. Notamment la taille des caractères utilisés lors de la publication de ces données, laquelle ne facilitait pas la lecture. Avec comme conséquence, une mauvaise interprétation des données qui y sont contenues. Sauf qu’à ce jour, certains problèmes persistent, du moins à en croire les plaintes des clients.  
 

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