Logbessou : un autre immeuble qui s’effondre

Le bâtiment qui a amorcé une chute le week-end dernier s’est adossé sur un autre situé à l’avant, provoquant peur et panique chez les locataires.

le week-end, Edwige N. s’affaire à transporter le lit qu’elle vient de démonter. Il faut quitter les lieux au plus vite. Elle occupait certes un appartement de l’immeuble principal de la concession, sur lequel s’est adossé le bâtiment sinistré, mais le danger est réel : il faut quitter les lieux avant le pire.
Les deux immeubles, situés à Logbessou (Douala V) appartiennent au même propriétaire. Avant Edwige N., plusieurs locataires ont quitté les lieux depuis le week-end dernier. Cependant, au premier niveau de l’immeuble principal, l’abondant linge étalé au soleil suggère la présence d’un locataire visiblement téméraire… Sur le bâtiment sinistré, un immeuble de trois niveaux, des ouvriers démontent des matériaux. Tôles et plafond ont été démantelés. Les fenêtres en aluminium et autres matériaux sont aussi en train d’être enlevés… Objectif, sauver l’essentiel au plus vite.
L’on peut observer que la toiture du bâtiment sinistré s’adosse sur le mur de l’immeuble en face, distant de juste quelques centimètres. Sous escorte policière, l’équipe de CT va faire le tour de la concession. A l’intérieur et le long de la véranda, des poteaux à pression en fer ont été installés pour essayer de maintenir le bâtiment déjà arc-bouté. « C’est le bâtiment de devant qui supporte celui qui est en train de tomber », affirme un voisin. Une partie de la clôture de cette concession a d’ailleurs été détruite suite à cet effondrement progressif.
Alerté durant le week-end, le sous-préfet de Douala V, Dr Anuafor Cletus Asongwe, y a effectué une descente avec les forces de maintien de l’ordre. A relever, le site sur lequel les immeubles ont été construits n’est pas marécageux. La zone est plutôt située en altitude. Dès lors, les uns et les autres indexent la qualité des matériaux de construction utilisés pour les deux immeubles. D’après nos sources, la Communauté urbaine s’est saisie du dossier par le biais de ses services techniques. En attendant, la concession est devenue un objet de curiosité du voisinage qui se tient à bonne distance… « Dans ce type de cas, l’on ne sait ni l’heure ni le jour. Il faut être prudent », conseille un autre voisin. Dans la foulée, l’on suggère une démolition contrôlée, à la dynamite, question d’amoindrir les dégâts.

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