Le DSCE demeure notre boussole

L’année économique 2017 démarre au Cameroun sous des auspices moins favorables que l’an passé. Dans son message à la Nation samedi soir, le chef de l’Etat n’a pas manqué de poser, sans faux-fuyants, le diagnostic de la passe difficile que le Cameroun traverse. A l’entame de 2016, conforté par la résilience de son économie saluée par tous et un meilleur contrôle de la situation sur le front sécuritaire, notre pays avait pu, malgré un contexte défavorable, ainsi que l’a rappelé le président de la République, « s’engager  résolument dans une nouvelle phase de son grand projet pour l’accélération de la croissance, la création d’emplois et des richesses ». Les circonstances qui, au fil des mois écoulés, sont venues handicaper cet élan prometteur, sont-elles de nature à mettre un coup d’arrêt aux ambitions légitimes du Cameroun ? De toute évidence, non.
La crise qui affecte durement l’ensemble des économies de la sous-région Afrique centrale, suite à la baisse drastique des cours des matières premières, dont le pétrole ; la lutte contre la menace terroriste de Boko Haram et l’insécurité transfrontalière ; et les remous socio-politiques de ces dernières semaines dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, sont autant de vents contraires et de défis auxquels le pays doit faire face concomitamment. Pour autant, le Cameroun n’en demeure pas, aux yeux du chef de l’Etat, Paul Biya, « un pays regardant l’avenir avec confiance et détermination, décidé à relever les défis pour garantir le progrès social et la prospérité de tous ».
Tout comme lors de ces précédents messages à la Nation à l’orée du Nouvel an, le chef de l’Etat a, une nouvelle fois, engagé les Camerounais à regarder vers l’avenir avec confiance. Paul Biya se veut d’autant plus rassurant à cet égard que rien ne pourrait détourner le Cameroun du cap que notre pays s’est fixé, à savoir atteindre l’émergence à l’horizon 2035. Au début de l’année 2016, il invitait le gouvernement à travailler « avec inventivité, ardeur et obligation de résultats » et « à continuer de fructifier nos acquis, pour moderniser notre pays et améliorer les conditions de vie de nos populations ». Pour l’année qui commence, le président de la République demande au gouvernement de se mettre au service de notre aspiration pour l’émergence à l’horizon 2035, en travaillant « continuellement à l’augmentation de notre production agricole, à la transformation industrielle de nos matières premières et à l’expansion de l’économie numérique ».
Au fil des interventions du chef de l’Etat sur la marche du Cameroun vers l’émergence  revient, avec une grande constance, l’appel du gouvernement à rester concentré sur l’objectif majeur qui demeure l’accélération de la croissance économique. Et cette croissance, le président de la République n’a de cesse de le rappeler, doit être plus forte, plus durable, plus inclusive et génératrice de plus d’emplois pour tous, notamment pour notre jeunesse. Pour y parvenir, ainsi que le président Paul Biya l’a réitéré à plus d’une reprise à l’intention du gouvernement, le Document de Stratégie pour la Croissance et l’Emploi (DSCE) demeure notre boussole.
Le DSCE, il convient de le rappeler, est cette vision de développement à long terme, assortie de programmes de développement pluriannuels, que le Cameroun s’est donné. Il a été conçu par le gouvernement comme l’expression empirique d’un cadre intégré de développement humain durable à moyen terme pour le Cameroun, qui proposait un cheminement progressif jusqu’à l’atteinte de la vision partagée du développement au Cameroun à l’horizon 2035. On le voit aucun volet de l’économie camerounaise ne saurait décemment être abordé de nos jours sans se référer au DSCE, dans lequel est consigné l’ensemble des projets porteurs de croissance économique.

 

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