Riz, huiles végétales et boissons : on veut stabiliser les prix

Le sujet était au centre des concertations entre des opérateurs économiques et le ministre du Commerce hier à Yaoundé.

Le ministre du Commerce (Mincommerce), Luc Magloire Mbarga Atangana a présidé hier à Yaoundé, des concertations avec les représentants des filières riz, oléagineux, ciment, fer à béton, tôles de couverture et industries brassicoles. D'après le Mincommerce, cette rencontre qui répond à un besoin traditionnel, a pour but d'évaluer la situation de ces secteurs d’activité dans un contexte assez difficile, lié aux effets du Covid-19. Une situation qui a induit le renchérissement des prix des matières premières sur le plan national et international et créer des troubles dans le circuit de distribution des produits. En présence de responsables de nombreuses administrations, Luc Magloire Mbarga Atangana a souligné l’importance des importations qui, selon lui, devraient être une substitution, la priorité étant la production nationale. Il est donc question de faire des propositions pour stabiliser le marché.


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Concernant la production nationale de riz donc, l’on apprend qu’elle est seulement de 53 000 tonnes par an (soit 10% de la demande nationale). L’une des causes de cette baisse de rendement étant les délestages électriques. Selon Limangana Djamba, chef de service marketing de la Société d'expansion et de modernisation de la riziculture de Yagoua, l’autre souci plombant la production est le manque de considération des importateurs vis- à-vis des locaux. « S'ils peuvent importer jusqu’à à 600 000 tonnes de riz, pourquoi ne pas d’abord distribuer les 53 000 tonnes de la production locale ? », s’indigne-t-il.


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Concernant les importations, les acteurs parlent de 150 000 tonnes actuellement disponibles et la même quantité en cours d’importation. De quoi couvrir la demande jusqu'en fin d’année. Hamidou Nana Bouba, président des importateurs de riz au Cameroun, assure travailler avec le gouvernement pour que les prix restent stables.


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Pour ce qui est des industries brassicoles, Benoît Mboula, directeur général adjoint du Groupe Sabc a indiqué que le secteur face à certaines difficultés. Notamment la pression fiscale très élevée. A cela s’ajoute l’inflation des matières premières en occurrence le maïs, le malt et les autres matières liées à la fabrication de la bière. Tous ces problèmes pourraient avoir un impact sur le prix de revient. « Cela va nous contraindre d’une manière ou d’une autre à augmenter les prix pour pouvoir garder une certaine marge et continuer à investir dans le secteur », explique le DGA des Brasseries du Cameroun. D’après lui, la stratégie n’est pas d’aug- menter les prix, mais de privilégier le dialogue avec toutes les administrations concernées pour que la pression fiscale baisse.


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Le syndicat national des exploitants des débits de boissons du Cameroun n’est pas resté muet. D’après son président, Roger Tapa, les sociétés brassicoles se contentent de leurs marges bénéficiaires sans tenir compte des intérêts des débits de boissons qui devraient aussi être sauvegardés. Les concertations sur les autres filières se poursuivaient encore à huis clos .


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