Santé publique : l’offre sanitaire au scanner

C’était au cours de la visite de travail effectué par le ministre Manaouda Malachie du 22 au 24 juillet dernier dans la région de l’Adamaoua.

Pendant trois jours, le ministre de la Santé publique a sillonné près d’une dizaine d’aires de santé de la région de l’Adamaoua afin de recenser les problèmes et apporter des solutions. Le premier arrêt de cette descente sur le terrain a conduit le Dr Manaouda Malachie et la forte délégation qui l’accompagnait guider par le gouverneur de la région de l’Adamaoua Kildadi Taguiéké Boukar à l’hôpital régional de Ngaoundéré, situé au quartier administratif. Dans cette formation sanitaire, les réalités sont visibles avec le scanner qui ne fonctionne pas, l’absence d’un centre d’hémodialyse encore moins d’une unité de réanimation adéquate. Les derniers chiffres révèlent que sur 62 patients admis dans les salles qui servent de réanimation, 31 décès ont été enregistrés. S’ajoutent à cette liste, l’absence des spécialistes en soins médicaux tels que le pneumologue, le neurologue, le néphrologue, le gastro-entérologue entre autres. Un seul pédiatre pour 300 consultations par mois dans les services de pédiatries de cet hôpital de référence. Après Ngaoundéré, la délégation s’est rendue dans la localité de Mbé, située à 74 Km de la ville de Ngaoundéré. Son centre médical d’arrondissement qui reçoit 700 consultations par mois, présente également ses difficultés. Un nombre insuffisant des salles d’hospitalisation, l’absence d’une ambulance médicalisée, une énergie électrique insuffisante et bien d’autres. 
Partout où le ministre de la Santé publique est passé, les problèmes ont été relevés : un faible plateau technique et une insuffisance des ressources humaines qualifiées. C’est le cas à l’hôpital de district de Dang, à Ngaoundal et à Meiganga. Le district de santé de Tignère était la dernière étape à parcourir par la délégation. Située à 140 Km de l’hôpital de référence de Ngaoundéré, il faut cinq heures de temps pour une évacuation sanitaire à cause de son mauvais état de la route. Autres réalités, ce district de santé qui couvre 123 265 âmes, enregistre l’absence d’un service de radiologie, un nombre insuffisant en couveuse et la rupture des médicaments essentiels. « Nous avons pris bonne note des difficultés les plus urgentes dans l’Adamaoua. Nous allons apporter dès la semaine prochaine, un certain nombre de solutions qui sont à notre disponibilité. Les autres problèmes seront inscrits dans le budget 2022, pour améliorer l’offre des soins » a rassuré le ministre de la santé avant de quitter l’Adamaoua. Par la même occasion, il a précisé qu’un plan de développement de ressources humaines est en cours pour résoudre les problèmes liés à l’absence des spécialistes dans certaines formations sanitaires du Cameroun. C’est le cas de l’Adamaoua qui enregistre seulement 8 spécialistes pour une population estimée à plus d’un millions d’habitants. 
 

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