Patrimoine documentaire : mission sauvegarde

Le 29 juillet, les experts d’Afrique centrale réunis à Yaoundé pour cette rencontre visant la sauvegarde des biens documentaires en temps de conflits, ont présenté des pistes de solutions.

Deux jours de concertation à Yaoundé ont suffi aux professionnels du secteur documentaire de la sous-région Afrique centrale pour proposer des solutions concrètes. Des résolutions pour préserver le patrimoine documentaire menacé dans les zones en conflits ont meublé la dernière journée de cette rencontre internationale. Cette conférence sous le thème : « Conservation et préservation du patrimoine documentaire en Afrique centrale : piliers de la réconciliation et de la consolidation de la paix », était organisée par le Centre international de recherche et de documentation sur les traditions et les langues africaines (Cerdotola), la Fédération internationale des associations et institutions de bibliothèques (IFLA), l’Unesco, et bien d’autres. Des experts de l’information documentaire, entre autres bibliothécaires, archivistes, documentalistes et ceux des musées, mais aussi, tous les acteurs de la gestion du patrimoine, notamment, les historiens, les anthropologues, les gestionnaires de ressources culturelles, ont évoqué les difficultés à surmonter dans leurs missions. 
Au terme des travaux le 29 juillet dernier, ils ont énoncé un certain nombre de résolutions devant contrer le manque de dispositif de sécurité, l’ignorance de l’importance des documents et l’absence des infrastructures, énumérés parmi tant de contraintes. Sous la coordination, Christian Ndombi, chef du secteur Culture au Bureau régional multisectoriel de l’Unesco pour l’Afrique centrale à Yaoundé, ils ont proposé plusieurs recommandations. Notamment la mise sur pied des infrastructures architecturales qui répondent aux normes ; la multiplication des échanges d’expérience dans le domaine de la restauration et de la préservation des fonds documentaires ainsi que des conférences internationales de ce type avec des intervenants extérieurs ; l’autonomie budgétaire des unités d’information documentaire ; la mise en place des protocoles de préservation selon les différentes aires géographiques ; la création d’un centre culturel dans toutes les représentations diplomatiques à travers le monde. 
A ces mesures, ils ont ajouté des stratégies visant le respect des normes architecturales, la qualité du matériel dans les bibliothèques, l’amélioration de la politique de désinfection et d’entretien des documents, ainsi que des inventaires réguliers. Les experts venus de la sous-région Afrique centrale sont repartis de Yaoundé ragaillardis et décidés à surmonter les défis de la protection et de la préservation du patrimoine documentaire, particulièrement en zones de conflits.
 

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