Sopecam : un pionnier quitte la scène

Claude Brisbart, l’un des tout premiers chefs d’atelier impression est décédé le 29 juillet dernier.

Claude Brisbart, l’un des tout premiers acteurs des ateliers d’impression de la Société de Presse et d’Editions du Cameroun (Sopecam) est mort. La triste nouvelle est parvenue à CT jeudi dernier. Difficile pour les générations actuelles de coller un visage au nom de ce ressortissant français. Pourtant, Claude Brisbart aura travaillé pendant 20 ans à la Sopecam. Son départ à la retraite en 1992 a été un moment d’émotion, comme en témoigne l’article de Ndongo Ondoua, dans l’édition de Cameroon Tribune, numéro 5262, du mardi 17 novembre 1992. Pour l’occasion, une cérémonie d’au revoir avait été organisée. Car il fallait célébrer un homme d’expérience. « C’est grâce à lui et à son équipe des ateliers que notre quotidien national devenait tous les matins un produit fini de l’imprimerie », dixit Ndongo Ondoua.   
Jean Baptiste Koue, ancien directeur technique et collaborateur de Claude Brisbart, se souvient du défunt comme si c’était hier. Dans leurs carrières respectives, les deux hommes ont cheminé pendant de nombreuses années ensemble. D’abord aux Ateliers graphiques du Cameroun (Agracam) et ensuite, au sein de la Société de Presse et d’Editions du Cameroun. « Quand j’arrive à l’Agracam comme ingénieur le 15 septembre 1975, Monsieur Claude Brisbart est l’un des trois cadres techniques expatriés français en service dans cette structure », confie M. Koue. « Maître imprimeur », Claude Brisbart a connu une très longue carrière à l’Agracam et à la Sopecam, aux postes de chef atelier impression et ensuite chef service impression. Un parcours qui lui aura permis de former plusieurs jeunes Camerounais sur les presses à feuilles, les rotatives, le continu et l’héliogravure. Pour cette formation, Jean Baptiste Koue reste reconnaissant. « Après le départ à la retraite de Monsieur Brisbart, la relève a été assurée avec succès. C’était important pour notre entreprise». En plus de sa rigueur au travail et de sa ténacité, Jean Baptiste Koue garde de Claude Brisbart, le souvenir d’un collègue simple, loyal, intègre et efficace.
 

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