Dédicace : plaidoyer pour une monnaie africaine

L’ouvrage « Monnaie dans la culture financière africaine » de Moïse Nzemen a été présenté au public le 28 juillet dernier à Yaoundé.

Le 28 juillet dernier, Moïse Nzemen, statisticien économiste, a présenté au public de Yaoundé son ouvrage de 242 pages intitulé « Monnaie dans la culture financière africaine ». Dans ce livre construit en six chapitres, ce thème est abordé sous plusieurs angles.  Notamment la perception de la monnaie dans les pays de la zone franc, l’analyse des grandes écoles de pensée économique, le modèle de monnaie secondaire appelée par l’auteur « monnaie coopérative », l’étude des effets des tontines sur la demande de la monnaie et ses conséquences sur la gestion de la monnaie et le développement économique, etc. Tout comme l’analyse des éléments de la valeur et de la gouvernance de la monnaie et ses implications dans la gestion économique d’un pays. L’auteur formule également une proposition pour la réforme monétaire de la zone Franc
Moïse Nzemen plaide pour la construction d’un système financier efficace sur la base des réalités africaines et d’une monnaie maîtrisée. L’idée défendue par Moïse Nzemen est que l’élément de la confiance est prédominant sur la valeur de la monnaie, sur sa forme électronique ou cryptologique. Ce qui soutient la monnaie, c’est le travail et la confiance de la population, la discipline des dirigeants et non nécessairement les biens matériels, notamment l’or, l’argent ou le diamant dont la valeur est elle-même fluctuante sur le marché. Pour l’auteur, tout pays qui travaille avec des dirigeants disciplinés peut avoir sa monnaie quelque soit sa taille et quelque soit la qualité des ressources du sol et du sous-sol. Il a pris comme exemple du Japon avec le Yen, de la Suisse avec le franc suisse et du Rwanda avec le franc rwandais
 

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