CHRACERH : la famille s’agrandit encore

Trois petites filles ont vu le jour hier à Yaoundé grâce à l’œuvre menée par le Pr. Jean Marie Kasia et ses collaborateurs.

Un berceau paré aux couleurs roses annonce l’arrivée d’un nouveau-né dans la salle de néonatalogie du Centre hospitalier de recherche et d'application en chirurgie endoscopique et reproduction humaine Paul et Chantal Biya (Chracerh). Il est 9h10 ce 3 août 2021. En face de ce service, une forte équipe médicale est déjà mobilisée au bloc opératoire n°2 de la formation sanitaire. Accompagné de deux gynécologues-obstétriciens, d’un anesthésiste, de quatre sages-femmes et de plusieurs infirmiers, le Pr. Jean Marie Kasia procède à une césarienne en anesthésie locale sur Lucie M., 34 ans. Eveillée, la future mère se laisse bercer par des louanges émises par son téléphone portable. L’administrateur directeur général du Chracerh et ses collaborateurs passent à l’extraction du fœtus. La tâche s’avère délicate, l’un des gynécologues grimpe sur l’un des paliers du lit d’accouchement. Il est 9h17 lorsque le tout premier bébé de Lucie M., voit le jour. Le bébé de sexe féminin pousse alors un cri tandis que sa mère soulève le buste pour mieux apprécier ce « don du Ciel ». Le temps d’un sourire, le nouveau-né est conduit dans la salle de néonatalogie pour les premiers soins et l’enregistrement des paramètres. 3,6 kg, c’est son poids affiché sur la balance. Quelques heures plus tôt, deux dames donnaient naissance à des filles. Cette fois, par voie basse. Dénominateur commun, toutes ont conçu par fécondation in vitro. Les trois bébés de ce jour portent les données du centre hospitalier à 263 naissances.
La procréation assistée n’était pas la seule intervention à l’ordre du jour. Le traitement d’un cas de cancer gynécologique a également mobilisé les professionnels du Chracerh. A cet effet, une patiente, la cinquantaine, a bénéficié d’une hystérectomie totale par cœlioscopie. Un retrait de l’utérus sans toutefois ouvrir le ventre, méthode encore appelée chirurgie mini-invasive. Victime d’un début de cancer du col de l’utérus, celle-ci va enfin recouvrer la santé après plusieurs interventions chirurgicales dues à des fibromes. Des interventions qui auraient bouché ses trompes et provoqué des douleurs pelviennes régulières. Contrairement à la technique qui consiste à ouvrir le ventre de la patiente, quitte à l’exposer à des mutilations à vie, le Pr. Jean Marie Kasia a fait le choix d’une chirurgie mini-invasive face à un cancer au stade dit « opérable ». « Nous avons commencé à expérimenter cette technique chirurgicale depuis trois ans. Nous ne pouvions pas en parler car il fallait d’abord la maîtriser afin de pouvoir répondre à la demande. Nous avons pu l’apprivoiser à partir des congrès auxquels nous avons participé aux Etats-Unis et en Europe », détaille le Pr. Kasia. La patiente est actuellement hors de danger. Dès lors, le gynécologue-obstétricien appelle à une vulgarisation de la chirurgie mini-invasive au sein des écoles nationales de médecine. Une technologie jugée moins coûteuse par rapport aux autres. 
 

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