Bafoussam : entre rareté et surenchère

Les prix pratiqués sur le marché varient en fonction des marques, des dosages et de certaines ruses des commerçants.

4 600 F. 4 850 F. 5 000 F. 5 200 F. Les prix du ciment à Bafoussam varient en fonction des points de vente et des marques. Concrètement, ce sont les marques dosées à « 32.5 », comme le CPJ 35 qui oscillent entre 4 600 et 4 800 F. Les dosages « 42.5 » varient dans la fourchette 4 900 F-5 200 F. « Le ciment 32.5 a un dosage faible, recommandé pour la réalisation des travaux provisoires ou légers. Il est déconseillé pour les travaux durables qui nécessitent un fort dosage comme les grands bâtiments et immeubles. Ceux-là nécessitent le 42.5 comme dosage », explique Roger Djieguem, ingénieur en bâtiment.
Ces prix diffèrent de ceux conjointement homologués par le ministère du Commerce et les acteurs de la filière. « Il y a une société qui officiellement, annonce que le prix de sortie d’usine est de 4 300 F, et que le sac de 50 kg doit être revendu à 4 600 F au client. Mais il ne dit pas que nos camions trainent dans leurs usines au moins une semaine avant d’être chargés. Imaginez seulement ce manque à gagner », explique le PDG d’une quincaillerie qui dispose d’agences dans tout le pays. Selon ce dernier, la durée et le coût du transport contribuent à cette augmentation dans les villes de l’arrière-pays. 
Il faut aussi composer avec la rareté de certaines marques sur le marché local. « La disponibilité des diverses marques varie en fonction des politiques commerciales des entreprises. Il y a des cimenteries qui viennent nous livrer sur place et nous revendons selon les prix d’achat sans ajouts. Il y a d’autres pour lesquelles il faut franchir de nombreuses difficultés pour les acquérir », explique un commerçant. C’est avec la grise mine que les consommateurs accueillent cette fluctuation des prix. 
 

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