Droits des femmes : les avocates montent au créneau

Le Protocole de Maputo, instrument juridique en faveur de la gente féminine a été présenté pour son appropriation hier à Yaoundé.

Femmes victimes de mutilations génitales, de mariages précoces ou forcés, questions d’héritage ou de succession difficile, entre autres, ont désormais un instrument juridique qui les soutient. Cet instrument, c’est le « Protocole à la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples relatifs aux droits des femmes », communément appelé, Protocole de Maputo. Du 4 au 7 août 2021, se tient à Yaoundé le deuxième congrès du Réseau international des femmes avocates (Rifav) sur le thème : « Protocole de Maputo : un instrument nécessaire à la recherche efficace au-delà de son effectivité ». En ouvrant les assises ce 5 août, Me Claire Atangana Bikouna, bâtonnier de l’Ordre des avocats du Cameroun, a rappelé l’importance de la mise en œuvre de cet instrument. « Nous avons un texte supra national qui va s’appliquer théoriquement avec plus de force. Cela permet d’avoir une vulgarisation et de savoir que ces domaines-là (mutilations génitales, succession…) sont sanctionnés par la loi », a-t-elle expliqué. 
Les assises qui réunissent plusieurs pays africains membres du Rifav ont pour but de favoriser l’appropriation du Protocole de Maputo par les défenseurs de la loi et aussi, d’amener les pays n’ayant pas encore signé ou ratifié l’outil à le faire au plus vite. « On sensibilise les professionnels que nous sommes. Ce partage va permettre que devant les juridictions elles fassent valoir les droits de leurs différents clients et même de manière générale, lorsqu’on se retrouvera devant les mairies. Le fait de vulgariser ces textes contribuent aussi à éduquer les populations », a poursuivi le bâtonnier. 
Pour la circonstance, l’écrivaine Djaïli Amadou Amal, militante des droits des femmes a été invitée à partager son avis sur le protocole de Maputo. Pour elle il faut garantir les droits des femmes au-delà de son effectivité dans le processus du progrès social. Dans ce sens, elle a tenu à rappeler que tous les hommes naissent égaux et le sont. « Jamais l’épanouissement de la femme ne se fera sans l’homme et jamais l’épanouissement de l’homme ne se fera sans la femme », a-t-elle souligné. Comme Djaïli Amadou Amadou (invité spéciale), les participantes à ce deuxième congrès ont été édifiées par des pionnières du barreau en Afrique. Parmi elles, Me Alice Kom, Me Brigitte Ada, Me Odile Mbala Mbala, Me Marie André Ngwe. Lesquelles ont partagé avec la jeune génération leurs expériences professionnelles.
 

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