Chantiers d’urgence dans la Vina : un député sur le terrain

L’honorable Abba Alim, vice-président à l’Assemblée nationale a effectué une descente sur les sites des projets de réhabilitation des voiries urbaines et routes le 7 août dernier.

Accompagné d’une mission d’audit d’entretien routier, l’honorable Abba Alim a sillonné les différents chantiers en cours dans le département de la Vina le weekend dernier. Il s’agit de trois chantiers inscrits dans le cadre des projets d’exécution des travaux d’urgence dont les fonds de 10 milliards de F avaient été débloqués par l’Etat du Cameroun entre 2018 et 2020 pour leur réalisation. Mais depuis 2021, les travaux de ces chantiers sont presque à l’arrêt. Sur le terrain, le député est allé à la rencontre des maîtres d’ouvrage afin de comprendre ce qui cloche. 
Premier arrêt dans l’arrondissement de Belel, où le député a évalué le chantier relatif du projet d’exécution des travaux d’entretien périodique du tronçon routier Ngaoundéré-Belel, long de 117 km. Pour un coût de près de 350 millions de F. Sur le tableau des difficultés rencontrées figurent, entre autres, le non-respect du délai d’exécution, l’insuffisance de moyens matériels et financiers pour la réalisation de cette prestation, la mauvaise exécution de certaines tâches. Conséquence, le taux d’exécution se situe à 60 % avec un délai de consommation de 204%. L’entreprise a pourtant bénéficié de deux décomptes d’un montant de 110 millions de F. 
Deuxième arrêt, l’axe Ngaoundéré-Garoua où les travaux d’urgence de traitement sont en cours. A ce niveau, l’Etat a débloqué près de 350 millions de F en 2018 pour la réhabilitation de cette voie avec un délai d’exécution de quatre mois. Sur place, l’entreprise est faiblement mobilisée avec un avancement des travaux de 24%. Sur le troisième site des travaux d’entretien des voiries urbaines de la ville de Ngaoundéré, notamment sur l’axe reliant le rond-point Bocom au lycée de Bamyanga dont le maître d’œuvre a reçu plus de 250 millions de F pour un délai de quatre mois d’exécution, les travaux sont réalisés à 62%. Et l'équipe a constaté des manquements liés à la discordance entre les longueurs et les largeurs du tronçon, l’absentéisme du personnel d’encadrement de l’entreprise et de la mission de contrôle. « Les réalités sur le terrain nous montrent le contraire de ce que l’Etat attend des 10 milliards de F débloqués depuis 2018. La procédure de résiliation doit être accélérée afin qu’un nouveau contrat de marché soit attribué à une autre entreprise qui pourrait établir en urgence le niveau de service normal », a conclu le parlementaire à la fin de sa descente sur le terrain. 
 

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