Affrontements interethniques dans l’Extrême-Nord : retour au calme

12 morts et 48 blessés graves internés dans les hôpitaux de Kousseri et de N’Djamena au Tchad. En outre, on déplore des centaines de cases incendiées et plusieurs hectares de champs dévastés. Tel est le bilan provisoire des affrontements qui ont eu lieu depuis le mardi dernier entre Arabes Choas et Mouzgoums dans l’arrondissement du Logone-Birni, département du Logone-et-Chari. Un bilan qui peut évoluer à tout moment. Jean Lazare Ndongo Ndongo, le préfet du Logone-et-Chari joint par téléphone hier en fin d’après-midi, a fait savoir qu’à ce moment-là il était impossible de dresser un bilan clair, car les heurts avaient dégénéré à la fois dans plusieurs villages de l’arrondissement du Logone-Birni. 
Il s’agit en réalité d’un problème foncier. La plupart des Mouzgoums tirent l’essentiel de leurs ressources de l’activité de pêche, tandis que les Arabes Choas ont l’élevage comme principale source de revenus. La paume de discorde serait dont les canaux de pêches creusés pour maximiser les prises. Chaque partie revendiquait sa propriété dans les espaces querellés. L’absence d’un terrain d’entente a fait dégénérer un conflit latent qui a embrasé les deux communautés qui depuis des années se regardaient en chiens de faïence. Le préfet est descendu sur le terrain accompagné des forces de défense, question de remettre de l’ordre et calmer les esprits surchauffés. On annonce même un voyage imminent de Midjiyawa Bakari, le gouverneur de la région de l’Extrême-Nord qui va à son tout tenter de renouer les fils du dialogue entre ces deux communautés qui cohabitent pourtant depuis très longtemps.
 

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