Associations étrangères : l’actualisation du fichier en cours

Ces entités disposent d’un mois pour régulariser leur situation, selon un communiqué de presse signé du ministre de l’Administration territoriale, Atanga Nji Paul, le 26 août dernier.

Les associations étrangères autorisées à exercer au Cameroun sont invitées à mettre à jour leurs informations auprès de l’administration. Une opération d’actualisation de leur fichier est en effet en cours au ministère de l’Administration territoriale (Minat). Le processus est piloté par la direction des Affaires politiques de ce département ministériel, d’après un communiqué radio-presse signé le jeudi 26 août dernier par le ministre Atanga Nji Paul. Neuf pièces au total sont attendues de ces associations. 
Parmi celles-ci, l’on note : l’original de l’acte portant autorisant d’exercer au Cameroun, la liste complète des personnels expatriés travaillant au sein de l’association, leurs CV, ainsi que les copiés légalisées de leurs passeports, la liste complète des personnels camerounais assortie de leurs passeports, le programme d’activités annuel, le plan de localisation du domicile du principal responsable de l’association, etc. Les concernées disposent d’un mois pour remettre ces informations à l’administration. Tout contrevenant s’exposant à la suspension de toute activité sur le territoire national.
Cette opération vise à élaguer la base de données disponibles, en éliminant les associations étrangères qui évoluent dans l’illégalité et sèment la confusion, explique une source au Minat. Au Cameroun, celles-ci sont soumises au régime de l’autorisation, selon la loi du 19 décembre 1990 sur la liberté d’association. L’article 17, alinéa 1 de ce texte, stipule que « l’autorisation peut être accordée à titre temporaire ou soumise à un renouvellement périodique ». Certaines associations dont l’autorisation temporaire est arrivée à expiration ou qui n’ont pas penser à le renouveler continuent pourtant d’opérer dans divers domaines. Ceci, alors que l’alinéa 4 de l’article évoquée supra stipule que « les associations étrangères auxquelles l’autorisation est refusée ou retirée doivent cesser immédiatement leurs activités et procéder à la liquidation de leurs biens dans un délai de trois mois, à compter de la date de notification de la décision ». L’opération en cours devrait permettre de régler ces problèmes. 
 

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